Une ambition pour le vélo à Roubaix, c’est urgent…

Lilas autopartage ou le V’Lille permettent à tous de se déplacer sans être obligé d’acheter une auto ou un vélo, or des menaces pèsent sur les stations situées à Roubaix.

Dans la capitale du Paris-Roubaix aux deux vélodromes, le vélo du quotidien n’est pas à la fête : manque d’aménagements, de pistes cyclables, de parkings sécurisés.

Sans animation, sans travail avec les écoles et les associations, nous restons de très faibles usagers.

Nous attendons des élus de la communauté urbaine de Lille non pas la menace d’un démantèlement de nos stations V’Lille, mais un plan de développement qui associe les usagers… enfin !

Myriam Cau, Slimane Tir
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

mars 2015

 

Négociations REDOUTE : ne pas se tromper de responsabilité

LAREDOUTE
Les négociations entre les repreneurs de La Redoute et les organisations syndicales sont dans une phase active, et ne soyons pas dupes, c’est le temps des pressions, des manœuvres et des menaces.

Il faut espérer que chacun fasse preuve de responsabilité pour assurer des conditions décentes aux salariés qui ont contribué à la richesse du groupe et pour garantir la pérennité de l’entreprise.

Il ne faut pas se tromper de responsabilité.

C’est Kering qui est responsable de l’état de La Redoute, c’est Kering qui a décidé de s’en séparer, c’est Kering qui dispose de moyens considérables.

Et les repreneurs, proches de Kering, ont la responsabilité de démontrer la viabilité de leur projet et celle de négocier un plan social dont, faut il rappeler cette évidence, les salariés sont en dernier ressort victimes et non bénéficiaires.

Les effets d’annonce sur un soi disant « jamais vu » du montant des mesures sociales proposées ne peuvent pas remplacer un chiffrage précis démontrant que cela prend en compte les demandes légitimes des salariés.

La cession et la sortie de Kering représentent pour l’entreprise et ses salariés un risque considérable, sa restructuration est un drame social.

La moindre des choses est que les salariés et leurs organisations syndicales disposent de garanties solides et précises.

Ils ont notre soutien et notre solidarité.

Ensemble, le pouvoir d’agir

15 mars 2014

Ecoles en actions

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Demain, jeudi 19 février les enseignants de l’Ecole Camus seront en grève et les parents d’élèves manifesteront à 9 h 30 devant l’Inspection Académique à Lille.

Ils réclament que l’école maternelle soit classée en REP + et bénéficie des moyens de l’éducation prioritaire, comme l’école élémentaire et les autres écoles maternelles du quartier.

Une pétition a été signée par 270 parents et ils avaient manifesté devant l’école vendredi dernier.

Aujourd’hui, mercredi 18, c’est la FCPE Baudelaire qui appelait à une journée « collège mort ».

Ils protestent contre la perte de 61,9 heures hebdomadaire entraînant des suppressions d’options et d’accompagnement.

Mardi 10 février, les enseignants avaient fait en grève contre ces suppressions.

Europe Ecologie Les Verts soutient les actions de ces parents d’élèves et de ces enseignants.

Partout à Roubaix des enfants en difficulté ont besoin de soutien et d’accompagnement.

Une école qui répond aux besoins de tous, c’est un meilleur avenir pour tous.

Pas d’austérité pour les écoles, collèges et lycées !

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Le budget du désengagement social

Monsieur le Maire

Nous voilà donc devant le premier budget de votre mandature. C’est pour vous comme pour les Roubaisiens l’heure de vérité sur vos intentions ainsi que sur votre projet effectif pour notre ville. Son vote devrait donc théoriquement traduire une manifestation sans équivoque de l’unité de votre majorité autour des choix explicites ou implicites de celui-ci. Nous l’espérons pour vous, au contraire des déclarations multiples dans la presse ou sur les réseaux sociaux qui posent manifestement un problème de cohérence voire de cohésion pour votre majorité.

Au delà de ces péripéties, nous avons choisi depuis votre élection de vous laisser le temps de l’installation, de la réflexion, dans un esprit de respect de votre légitimité républicaine.

Vient désormais, le temps de la critique légitime.

Je vais développer quelques arguments simples, dans une logique pédagogique, et quelques réflexions qui me conduiront à vous exposer pourquoi notre groupe « Ensemble, le pouvoir d’agir » votera contre votre projet de budget, contre vos choix tarifaires et contre la délibération relative aux subventions aux associations.

D’ abord je constate que tant sur les plans financiers que rhétorique, nous sommes entrés dans une période de normalisation.

En effet, les dotations financières de l’Etat augmentent au global par rapport à 2014 de 1.3 ME., quasi uniquement sous l’effet de la DSU, qui avec une augmentation de 3,554 M€, compense toutes les autres baisses.

Cette DSU apporte une contribution essentielle qui restaure la CAPACITE A AGIR de Roubaix, à hauteur des villes de même importance. Comme indiqué dans le document budgétaire, la DGF s’élève à 590 €/hab contre 283 €/hab en 2013 pour la moyenne de la strate. (page 3 du BP).

Autrement dit, la situation de grande pauvreté et de relégation dans laquelle se trouve une grande partie de nos concitoyens est compensée financièrement par la solidarité nationale et participe très significativement aux ressources budgétaires communales.

Ces 34.2 M€ pèsent donc dans ce projet de budget 2015, plus que la totalité des produits de la fiscalité locale (TH et TF ; 33.9M€)

Nul doute que dans l’esprit du législateur, cette évolution des critères comme du nombre à la baisse du nombre de villes bénéficiaires de la DSU, favorable à une ville comme la nôtre, doive prioritairement être affectée à un maintien de la qualité des services publics de proximité en faveur des populations des secteurs concernés.

Normalisation rhétorique ensuite, car est fini le temps des effets de manche et les cris d’orfraie sur les bancs de l opposition contre la dépendance financière de notre ville à l’ égard de l’Etat, de la Région et d’autres collectivités. Je n’ose imaginer le budget catastrophe que vous auriez dû présenter dans l’hypothèse d’absence de cette solidarité.

Ce principe de réalité aidant, votre bilan de mandat sera aussi apprécié sur votre capacité à lever et mobiliser des fonds sur des projets utiles à notre ville, pas seulement à couper les rubans des projets lancés par les prédécesseurs.

Cette retenue rhétorique est peut être le signe du début de la sagesse, à défaut d’être celui de la sérénité, comme nous l’évoquions ce dimanche lors de la plantation de 2 Ginkgo Biloba lors de l’inauguration de la pagode Lao. Cela aurait pu vous conduire à ouvrir une autre séquence : le temps du projet.

En effet, cette progression du montant de la DSU est le symptôme que les indicateurs sociaux se sont aggravés. Chacun d’ entre nous sent bien que la crise s’est durcie, que le climat social et relationnel dans les quartiers s’est tendu et la pauvreté aggravée.

Quel est donc votre projet ? Celui de votre majorité pour dessiner l’autre avenir pour la ville, que vous promettiez, il y a près d’un an ?

Quelle place, quel rôle pour notre commune en proie à un doute qui s’approfondit, dans une communauté urbaine, qui avec de nouvelles compétences, élargit son horizon pour s’inscrire résolument dans une perspective transfrontalière et européenne ?

Peut-on raisonnablement se laisser emporter par la tendance qui se renforce à la ségrégation territoriale et sociale, transformant, malgré les efforts passés des pans entiers de notre ville, en quartiers de relégation, dans une agglomération qui se rêve en grande métropole ?

C’ est autour d’un tel horizon que vous auriez pu choisir d’ ouvrir un chemin et de lancer une dynamique de mobilisation civique et collective pour une ville complexe et diverse, qui a besoin de se rassembler autour de l’idée qu’ elle se fait encore de son histoire, de sa légende et de son désir toujours vivace de se forger un autre destin.

Je constate malheureusement que vos choix budgétaires, pour empreints de sérieux et de prudence financière, soient ils, empruntent la voie de la facilité comptable et idéologique.
Vous vous attaquez aux familles et à la jeunesse en décidant d’appliquer une hausse tarifaire de la restauration scolaire de 10%, en appliquant une hausse tarifaire de 20% sur les activités d’accueil de loisirs sans hébergement durant les petites et grandes vacances comme lors des mercredis récréatifs. (page 14, BP)

Ces choix anti-famille ne manqueront pas de déstabiliser de très nombreuses situations.
Vous avez choisi de vous attaquer aux forces vives associatives de la ville. (page 12, BP)
Certes il y a matière à droit d’inventaire et choix d’opportunité dans certains domaines de la vie associative, afin de mettre fin soit à des incohérences soit à des dérives clientélistes.

Cependant, beaucoup de ces associations, par leur présence, par leur projet, par leur investissement bénévole, remplissent une fonction de lien et de filet social, encore plus indispensable par temps de crise.

En choisissant de faire payer le tissu associatif. en annonçant comme le fait votre premier adjoint dans la presse, le tour de vis futur du budget 2016 , vous optez en toute connaissance de cause , en tant que majorité municipale, pour une orientation , qui je le crains ne fera que contribuer à l’ aggravation de la crise sociale dans notre ville.

Il serait irresponsable, de notre part, en tant qu’opposition de ne pas vous mettre en garde contre la spirale négative que vous déclenchez, par ces décisions.

En choisissant de réduire fortement les contributions municipales aux centres sociaux si nécessaires dans les quartiers, même s’ils doivent évoluer par certains aspects, alors que bon nombre d’ entre eux font face à de grandes difficultés, vous accélérez leur déstabilisation et envoyez un signal négatif aux autres financeurs qui ne manqueront pas de chercher à s’aligner sur la baisse des subventions municipales.

En ajoutant, en quelque sorte de la crise à la crise, vous prenez le risque de saborder les Etats Généraux des Centres Sociaux programmés en Avril 2015.

Vous faites ces choix de régression sociale, je ne trouve pas d’autre terme plus approprié, sur la base d’une vision purement comptable et idéologique de baisse de la fiscalité.

Car vous n’êtes contraints par aucune nécessité immédiate pour au moins deux raisons :
La première est que vous héritez d une situation financière municipale globalement saine, tant sur l’endettement que sur la maitrise de certains ratios de structure.

La seconde, parce que l’excédent budgétaire global que vous affichez vous même au titre de 2015 sera de 11.48 M€. Le double donc de celui des années 2013 et 2014.

En conclusion, nous voterons Contre votre projet de Budget, contre les hausses tarifaires des cantines et des centres de loisirs, contre la baisse du financement des associations.

Slimane TIR
12 Février 2015

Les candidats du canton de Roubaix 1

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EUROPE ECOLOGIE LES VERTS (EELV) présente pour les élections départementales des 22 et 29 mars 2015 dans le canton de Roubaix 1 les candidatures de

Majdouline SBAI et Christian CARLIER (titulaires)

Denise BOUCHEZ et Dany NEYRINCK (suppléants)

Nos ambitions :

porter les valeurs d’égalité, de solidarité, de fraternité,

faire de l’écologie une nouvelle force pour le département,

construire une gauche renouvelée contre l’austérité et pour de nouvelles solidarités.

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Dérèglement climatique

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Nous vous invitons à un « café écolo »

le vendredi 13 février à 18 h 30

à Baraka, 20 rue Sébastopol à Roubaix

sur le thème du dérèglement climatique

Cette rencontre sera animée par :

Aloys BORY, chercheur à Lille 1 qui travaille sur l’histoire du climat et roubaisien qui fut de notre liste pour les dernières municipales

et Emmanuel CAU, Vice Président EELV au Conseil Régional chargé entre autres du Plan Climat et qui nous éclairera sur ce qu’il possible de faire localement.

Le but de ces « café écolo » est d’être un lieu et un moment pour ceux qui se sont un jour mobilisés, à l’occasion, mais pas seulement, d’échéances électorales et bien sur les amis des amis sont les bienvenus.

Il s’agit d’échanger et de construire une réflexion commune pour nos actions à venir.

Nous avons choisi ce premier thème en anticipation de la conférence internationale dite PARIS 2015 / COP21.

Cette conférence se tiendra à Paris en fin d’année et elle est cruciale puisqu’elle doit aboutir à un accord international permettant de contenir le réchauffement climatique global.

Le sujet peut sembler lointain et général, il est en réalité proche par ses effets présents et à venir.

Le dérèglement climatique appelle une action publique forte au niveau des Etats et des collectivités locales, c’est donc un enjeu politique, mais il appelle aussi l’initiative .des entreprises et des organisations de la société civile, il interpelle tout un chacun dans son comportement quotidien.

Si nous décidons de poursuivre la démarche de ces « cafés écolos », nous aurons bien sur à définir quels thèmes pourront alimenter nos futures réflexions.

Cette rencontre sera aussi l’occasion d’échanger quelques informations et de faire le point sur quelques sujets d’actualité.

A vendredi.
Christian CARLIER

 

ICEO, vers la liquidation judiciaire, la Ville laisse sans réponse les questions

Monsieur le Maire

Nous souhaitons avoir des éclaircissements quant à la situation d’ICEO, à la responsabilité de la Ville dans l’évolution de celle-ci et notamment par rapport aux grands enjeux que représentent conjointement la politique de propreté et au devenir des personnes salariées.

Je voudrai d’abord émettre une considération générale avant de poser quelques questions précises:

Nous pouvons considérer qu’il est particulièrement difficile de conduire 2 objectifs aussi fondamentaux dans le contexte de Roubaix, que l’insertion et l’accompagnement à l’emploi des personnes, et que la délivrance d’une bonne qualité de propreté sur la Ville. Tenir ces 2 objectifs représentant chacun en soi un défi est probablement se doter d’une contrainte au carré.

« On peut difficilement exiger une productivité et une qualité d’intervention impeccable de gens qui se réinsèrent et reprennent une activité, et subissent parfois des handicaps de vie. On peut difficilement exiger la meilleure motivation du monde à des personnes éloignées de l’emploi et à qui l’on demande de balayer les trottoirs, ramasser les ordures en recommençant sans cesse. »

Cela nécessite une grande compétence de management et d’encadrement, articulant technicité et humanisme, et une rigueur de gestion à toute épreuve.

Donc oui c’est difficile et il y a matière à s’interroger sur le choix de marier l’insertion et le défi de la propreté à Roubaix, et on peut même se demander si nous en avons vraiment le choix ?

Maintenant puisque l’audience de tribunal a reporté l’examen d’une décision de liquidation judiciaire au 7 novembre, j’ai plusieurs questions :

  • Pourquoi n’avez-vous pas assumé votre responsabilité, en désignant les 8 personnes représentants la Ville au Conseil d’Administration de la structure, après les élections ? en ne le faisant pas -sans parler de la démission de Pierre-Marie Vienne aujourd’hui adjoint-, le Conseil d’Administration était dans l’impossibilité de réunir le quorum et vous avez fragilisé la gouvernance. Or quelques soient vos décisions, et votre légitimité à en prendre n’est pas en cause, il était de votre devoir d’assumer la responsabilité de la Ville et d’expliquer votre démarche, eu égard au Conseil d’Administration, eu égard aux salariés, eu égard aux responsabilités historiques de la Ville quelque soit l’équipe au pouvoir.
  • Vous avez décidé de ne pas renouveler le marché à cette structure d’insertion, ce qui a été annoncé de façon technique sans contacts préalable à ma connaissance avec la structure 3 mois et demi après l’élection. Vous avez ensuite annoncé qu’elle pourrait re-postuler à l’appel d’offre, mais de fait avec l’extinction progressive liée à votre décision et à celle de la DIRECCTE qui ne veut plus dans ce contexte incertain renouveler de nouveaux contrats, le personnel s’amenuise. Il devient donc difficile voire impossible pour la structure de répondre à cet appel d’offre dans une telle situation d’affaiblissement. Vous n’avez pas accordé le délai de 6 mois sollicité par ICEO pour pouvoir répondre avec crédibilité. Croyez vous vraiment que maintenant ICEO répondra à l’appel d’offre ?
  • Pourquoi une association NET City a-t-elle été créée sur la même époque à l’adresse de SES avec le même objet ? Qui l’a créée ? Doit-on deviner qu’elle est pressentie pour répondre à l’appel d’offre à venir ?
  • Nous avons entendu dire que la structure ICEO avait de mauvais résultats d’insertion, ce qui est démenti par le Président d’ICEO mais en fait nous n’avons pas d’éléments pour objectiver le bilan d’insertion de la structure, y compris en comparaison avec des structures de même nature. Mr le Maire en disposez vous et pouvez vous nous les communiquer ?
  • ICEO, de par l’histoire et de par le poids de la commande est dépendante de la Ville de Roubaix comme donneur d’ordre. Si la structure est placée en redressement judiciaire, quelles mesures d’accompagnement entendez-vous mettre en place par rapport aux salariés permanents, sachant que pour les personnes en contrat d’insertion il ne devrait plus rester grand monde ?

Enfin je terminerai par une question sur l’atteinte des objectifs de propreté. C’est un enjeu qui a dominé la campagne, et nous n’avons de leçons à donner à personne sur le défi de la propreté à Roubaix, et d’ailleurs nous devrions tous nous astreindre à une modestie collective, tellement nous savons que la tâche est ardue et complexe.

Mais comme tout citoyen de Roubaix, nous sommes souvent excédés parfois honteux de ce que nous voyons.

Depuis les élections, nous ne voyons pas d’amélioration, nous avons sur le plan de propreté en tant qu’élus le niveau d’information donné par la presse locale. Nous attendons plus : une vision d’ensemble et une feuille de route de l’action que la municipalité entend conduire.

C’est pourquoi en attendant nous sommes très inquiet de la situation d’ICEO car l’extinction des personnels et donc de leur mission sur la propreté n’est pas compensée aujourd’hui par d’autres dispositions
Donc il y a moins de nettoyage de fait.

Je peux vous dire que si je ne contribue au postage des photos sur les réseaux sociaux, je constate avec tristesse une situation dont personne ne peut se réjouir.

Merci de vos réponses

Myriam CAU

Réponse

L’adjoint G. Wanlin a affirmé qu’il y avait une volonté de maintenir un modèle mariant les objectifs de propreté et d’insertion, que des prestataires ad-hoc étaient désormais chargés de certaines tâches précises (corbeilles publiques, feuilles mortes…) et que ces prestataires avaient eux-mêmes des postes d’insertion.

Aucun adjoint n’a voulu répondre à l’insertion. Le Maire a fait part de son souci d’être attentif à la situation d’ICEO.

A la quasi-totalité de mes questions précises, il n’a pas été apporté de réponses.

Le personnel d’ICEO présent dans le public appréciera. Les membres du Conseil d’Administration qui sont demeurés présents dans la tempête pour faire face à la perspective de liquidation judiciaire, à l’inquiétude et aux reproches des salariés peuvent être remerciés.

Démocratie participative à Roubaix, on va où ?

Monsieur le Maire, Madame l’Adjointe en charge de la démocratie participative

Une délibération est présentée pour indiquer la participation financière que la Ville met pour compléter les actions retenues au titre du Fond d’Intervention des Territoires et de leurs Acteurs (FITA).

C’est l’occasion pour moi de valoriser la continuité du soutien du Conseil Régional aux actions qui favorisent la participation des habitants et aux projets citoyens. Ce soutien notamment qui va aux moyens propres aux habitants des comités de quartier, comme aux associations qui dans le sport ou la culture intègrent une forte dimension citoyenne.

Roubaix a une longue tradition de démocratie participative et j’en profite pour prolonger l’hommage rendu à Marc Vandewynckel décédé le mois dernier . Il fut ici un pionnier, que certains dont j’en suis sure Marie-Agnès Leman, n’ont pas oublié. Il disait –je cite ici la Voix du Nord – « je regrette que la politique de la ville se soit réduite malheureusement à une politique de quartiers dégradés, stigmatisés, alors qu’ils sont aussi et avant tout, initiatives, respect des différences, invention de nouveaux métiers, échanges de savoirs et de savoir-faire.»

Cela nous pose une exigence : être capable toujours, non pas d’invoquer les mânes du passé – mais d’inventer la démocratie participative d’aujourd’hui et demain, celle qui inclut chacun comme acteur, porteur possible d’expertise et d’initiatives.

Et là, il y a un problème. 6 mois se sont écoulés et nous n’avons pas de visibilité sur ce que la Ville entend conduire comme démarche de démocratie participative.

Nous avons compris que les Comités de Quartier seraient confortés comme interlocuteurs, nous voyons de-ci de-là des concertations autour de projet particulier –telle la difficile réunion conduite en présence de Vilogia sur le Cul de Four – mais qu’entendez vous réellement mettre en place globalement? Nous attendons une stratégie et une feuille de route qui ait de l’ambition.

  • Que faites vous des Conseils de Quartier ? ils n’ont pas été réunis depuis 6 mois, ils résultent par la loi de février 2002 sur la démocratie de proximité d’une disposition légale et obligatoire qui n’a pas été abrogée.

Un cadre et une proposition de désignation devrait à minima nous être proposée. Ces Conseils de Quartier ont eu un fonctionnement inégal par le passé, mais dans mon quartier il a souvent bien fonctionné avec une assez grande autonomie délibérative de la part des habitants. C’est un lieu possible d’information, de délibération, de mise en débat d’enjeux municipaux.

  • Comment allez vous mettre en place les Conseils Citoyens que la nouvelle Loi sur la Politique de la Ville de François Lamy demande de créer, avec des modalités précises telles que parité, tirage au sort sur les quartier de la politique de la Ville (c’est-à-dire à Roubaix sur beaucoup de quartier) ?
  • Comment à l’échelle de la Ville comptez-vous créer des lieux, des temps permettant le débat public sur des enjeux qui ne s’apprécient pas correctement à la seule échelle du quartier ? tenez par exemple quelle politique de mobilité durable et la voiture doit-elle avoir une place sur la Grand’Place ?
  • Au-delà de cet exemple volontairement choisi, comment pensez-vous articuler ces différents niveaux : comité de quartier, conseils de quartier, conseils citoyens et tous autres dispositifs de travail collaboratif avec la population et la Ste Civile ?

Je ne dis pas que c’est simple, mais c’est important, c’est déterminant dans une ville qui recèle tant de frustrations, de sentiments de ne pas être écoutés.

Cette Ville de s’en sortira pas sans aller chercher et dialoguer avec toutes les énergies.

Pour cela je demande à la municipalité d’indiquer ses intentions en matière de démocratie participative, aujourd’hui ou à l’occasion du prochain conseil municipal.

Myriam CAU

Réponse

L’adjointe MA. Leman a réitéré son soutien aux comités de quartier, indiqué les avoir tous réunis, et travaille à mettre en place un «Forum Citoyen » dont elle n’a pas véritablement expliqué l’objectif ou le cadre.

Pour le reste, il ne semble pas y avoir de feuille de route globale, ni de vision claire. Il est à craindre même que MA. Leman, voire la Municipalité n’ait pas compris que les Conseils de Quartier sont obligatoires dans les villes de plus de 80 000 habitants, c’est la Loi.

Délibération 150 sur les rythmes scolaires

CONSEIL MUNICIPAL de ROUBAIX – 11 avril 2013

Cette délibération est la première qui nous est soumise pour l’application du décret de janvier 2013 relatif à l’organisation de la semaine scolaire et elle vise à valider une proposition que la ville soumet à la décision de la Direction Départementale de l’Education Nationale.
J’aimerai au préalable faire quelques rappels.
D’abord l’organisation de la semaine est un élément des rythmes scolaires mais ce n’est pas le seul, le second étant l’organisation de l’année, les vacances.
Ensuite, si les chrono biologistes ont pu définir ce que pourraient être de bons rythmes scolaires dans l’intérêt de l’enfant, sa capacité à apprendre et sa fatigue, la question ne se résume pas à cela.
Il y a aussi la qualité de ce qui se passe dans le temps scolaire – contenu, programme, pédagogie, moyens, car c’est l’échec qui fatigue – et ce qui se passe dans le temps familial – loisirs, sommeil, car ce qui fatigue le plus, c’est encore le manque de sommeil -.
Enfin, il y a la relation de la société avec l’école, avec l’enfant.
Les décisions prises en cette matière l’ont d’abord été selon les besoins que la société avait de l’enfant.
Pour rappeler un exemple bien connu, les vacances d’été, ce n’était pas pour le repos de l’enfant mais pour sa participation au travail des champs.
Puis au fur et à mesure que la connaissance de ce qui facilite les apprentissages a progressé, il s’est toujours agi d’un compromis entre l’intérêt de l’enfant – tel qu’on pouvait le connaître – et la demande sociale – telle qu’elle évoluait, le travail des parents, le week-end, le tourisme, la gestion technique de l’école -.
Comme la demande sociale et l’intérêt de l’enfant ne convergent pas nécessairement, il est indispensable que les 2 niveaux soient clairement distingués.
L’intérêt de l’enfant doit bien évidemment être privilégié car c’est la condition d’une réussite scolaire dont toute la société bénéficie.
Mais si la demande sociale devenue contrainte impose une mesure défavorable à l’enfant, cela doit être clair et explicite, ne serait ce que pour pouvoir en atténuer les effets négatifs.
Il m’a semblé nécessaire de faire ce préalable un peu long, car si nous n’avons pas ces éléments en tête, nous allons vers beaucoup de confusion,avec beaucoup de bons sentiments et de bonnes intentions non suivies d’effet.
D’autant plus que le décret de janvier polarise dans l’immédiat l’attention sur la seule organisation hebdomadaire.
Car il y a ce décret de janvier qui revient sur la semaine de 4 jours, ce qui est sur le fond une bonne chose.
Rappelons que cette mesure démagogique avait été imposée par Monsieur SARKOZY à la rentrée 2008, sans beaucoup de concertation me semble t il, et que ses effets calamiteux sont maintenant admis de tous.
Ensuite, il y a le choix du moment de son application.
La ville de Roubaix a estimé qu’elle était en mesure de démarrer à la rentrée 2013 dans de bonnes conditions.
A vrai dire, au bout du bout, le seul argument qui militait de façon décisive pour le report en 2014 était, justement, de ne pas être prêt en septembre 2013.
L’enjeu est donc que la ville soit capable de prendre les dispositions pour que cela se fasse dans de bonnes conditions, effectivement dans de bonnes conditions.
Et on comprendra aisément que tout est alors dans le dispositif qui, dans les quelques mois qui nous séparent de septembre, doit concerter et mettre en place cette nouvelle organisation.
Cette délibération ne nous rassure pas vraiment.
Peut être justifiée par l’urgence de solliciter une dérogation pour le mercredi matin, elle semble s’inscrire dans une logique de planning dont il faudra ensuite remplir les cases sans qu’apparaissent un projet pour le temps scolaire, un projet pour le temps périscolaire.
On m’objectera bien sur l’existence de Plan Educatif Global.
Je peine toujours à comprendre en quoi la lettre de ce texte et la réalité de la dynamique qui l’a fondé – la place des parents en particulier, les parents dans toute leur complexité et toute leur diversité – vont aider à faire face aux multiples problèmes concrets qui vont apparaître en cascade.
Cette délibération tranche le dilemme mercredi/samedi, elle contient des innovations comme un démarrage à 8 h 15 et une fin à 15 h 15 dont la pertinence si elle existe n’est pas évidente.
Elle ne répond pas, et pour cause, aux insatisfactions qui existent déjà à propos de l’organisation de la pause méridienne de 2 h, elle ne dit rien, et pour cause également, de ce qui va se passer après 15 h 15.
Les activités périscolaire ne sont pas, selon le décret, une obligation, elles sont néanmoins un droit et toute sélection pour quelque raison que ce soit et en particulier pour gestion de la pénurie, ne peut être acceptée.
Il serait contre productif que l’enfant soit livré à lui même après 15 h 15 et on imagine sans mal les inégalités que produirait une prise en charge par les seules familles.
Et ces activités n’ont de sens que si elles sont adaptées et de qualité, ce qui pose la question du projet, des acteurs, de l’encadrement et de sa formation.
Il y a donc des interrogations et des inquiétudes qui sont légitimes.
La ville a affirmé une ambition – réussir le passage aux nouveaux rythmes dés septembre 2013, elle s’est mise dans une situation d’urgence, elle en a pris la responsabilité, la question n’est plus maintenant de définir dans l’abstrait un mode de concertation idéal, la question est qu’un dispositif à la hauteur de l’ambition soit immédiatement opérationnel.
Nous avons besoin d’être rassurés et de connaître ce dispositif.
Les parents, les enseignants sur le terrain, les agents de la ville, les acteurs des quartiers ont besoin d’être écoutés et convaincus, il est urgent que vous preniez votre bâton de pèlerin.
Notre groupe ne veut ni faire de procès d’intention, ni faire de l’obstruction, il ne votera pas contre cette délibération
Il ne peut cependant cacher son inquiétude, il ne la votera pas et s’abstiendra.

Christian CARLIER