Délibération 280 : cimetière

Je dois vous avouer que nous sommes un peu mal à l’aise avec cette délibération. Nous comprenons bien qu’il y a un impératif de bonne gestion et d’entretien, mais passer aux enchères sur le Web des chapelles funéraires qui ont abrité des défunts, comme on se dessaisit d’un véhicule c’est bizarre.
Il y a une dimension spirituelle à la mort par-delà toutes les cultures et religions qu’il est délicat de mettre aux enchères. Pour autant, nous ne voulons pas nous y opposer mais nous préférerons nous abstenir.

Par contre je voudrai revenir sur ce qui a suscité des réactions d’incompréhension et l’action de citoyens quant à la présence d’herbes sauvages dans le cimetière, laissant croire à un défaut d’entretien. Il n’est pas dans mon propos de juger les causes qui ont amené à cette situation.
Pour parer au plus pressé, la ville a décidé de revenir à l’emploi de produits phytosanitaires, temporairement avez-vous dit.
Je souhaite vous interpeller sur ce point, il y a d’autres solutions que de mettre du poison dans le sol à travers des herbicides, et de nombreuses autres villes dont Lille n’y ont pas recours dans leur cimetière tout en conservant une allure tout à fait satisfaisante pour les usagers.
Il y a des efforts faits sur Roubaix pour la biodiversité, des jardins écologiques, de nombreuses ruches… c’est le sens de la vie. Les herbicides empoisonnent le sol et quand ils sont lessivés ils empoisonnent notre eau. On les retrouve partout y compris dans la structure de nos cheveux. Pour les morts à part le respect, on ne peut plus grand chose mais pour le vivant on doit bien agir.
Merci donc de bien vouloir rendre les allées du cimetière 100% naturelles, d’y laisser pousser la végétation y compris sur les stabilisé en tondant très régulièrement pour créer un gazon végétal naturel. Elles garderont leur usage avec une transformation à moindre frais ? pour les coins inaccessibles, la petite débroussailleuse à fil et chaque fois que possible des plantes couvre-sols, des broyats d’écorce et pour les bas de murs le fleurissement d’espèces adaptées. Notre cimetière sans paraître à l’abandon peut devenir une zone verte paisible et propice au recueillement. L’ensemble du cimetière peut contribuer à la qualité écologique de la ville, en être un poumon respiratoire.
C’est un renoncement de revenir aux produits dont on connait les méfaits cancérigènes malgré l’intense campagne de désinformation scientifique conduite

Myriam CAU

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Délibération 311 : LOGEMENTS INDECENTS

Cette délibération vise à améliorer et élargir les contrôles de décence du logement menés pour le compte de la CAF.
Une démarche ancienne, essentielle et que vous avez raison de poursuivre
Je voudrai appeler la municipalité, à élargir l’appréciation de la décence à l’environnement immédiat et la gestion urbaine de l’habitat.
Les conditions extérieures doivent être prises en cause dans l’indécence et sont mentionnées dans la grille d’évaluation de la CAF : présence de déchets, défauts d’entretien des plantations, évacuations, présence de nuisibles et de rongeurs.
Je ne veux pas entrer dans les détails de cette terrible histoire arrivée à une jeune fille attaquée par les rats, c’est une victime elle doit être pleinement respectée, mais il faut en tirer les conséquences.
On ne peut pas se contenter de l’examen de la décence des logements loués pour le compte de la CAF, une vigilance doit s’exercer plus largement au niveau des ilots urbains.
Je ne cherche pas à accuser le trait, tout le monde a conscience de la difficulté à tenir propre une ville comme Roubaix mais là il y a vraiment un seuil d’alerte qu’il faut à nouveau entendre. Un logement ne peut être décent si son environnement ne l’est pas.
Il y a des choses qui ne vont pas :
Des lieux sont jonchés de détritus et de dépôts sauvages de façon récurrente, le coin devant la Condition Publique avec ses conteneurs est dans un état épouvantable
On accepte un niveau de saleté dans certains lieux que l’on ne laisserait pas dans d’autres
La présence des rats revient dans de nombreux témoignages, il faut comprendre ce qui se passe et agir
Le signalement atteint ses limites : on n’a pas de retour de l’application vivacité on ne sait pas où cela arrive et ce qui est fait, parfois il semble que cela marche d’autres fois non
Il faut des équipements adaptés, fonctionnels, pour un environnement réellement sain et parfois ce n’est pas le cas concernant certaines fractions du parc ancien, il faut trouver des solutions avec les habitants pour que cela marche.
On ne peut se passer d’une gestion humaine de proximité, que ce soit les bailleurs sociaux ou privés, la ville : il faut des humains face aux humains. Les coordinateurs propreté et les ambassadeurs font certainement un travail important, mais sont difficile à repérer et à contacter. Quand les gens sont perdus, ils démissionnent, le fatalisme et la grogne s’installent.

On a besoin de réanimer à nouveau cette politique. On ne peut se passer d’une gestion urbaine de proximité (coordination des acteurs associé à la participation des habitants).

Il faut retrouver ce goût du dialogue productif, accepter d’entendre les réclamations, ne pas laisser s’installer un climat de suspicion, et instituer un cadre collectif d’action où les uns et les autres sont en bonne coordination et complémentarité.
Comme vous je l’imagine Mr le Maire, Mme Ala j’ai lu la lettre ouverte des associations qui appellent à se mobiliser pour un cadre de vie décente et une ville plus solidaire.
Il faut entendre et travailler avec tous, unir la maitrise d’usage des habitants et associations et la capacité d’agir de la Ville est une obligation pour réussir. Les habitants veulent être considérés, ils sont une partie de la solution.
Et il faut faire attention à l’excès de politique de communication autour du zéro déchet, il y a à un moment une dissonance cognitive entre l’image renvoyée et vantée, et la réalité vécue. Les gens ne font pas dans le détail. Alors faisons un effort pour que la politique zéro déchet de la ville soit crédible par l’exemple donné de la propreté.
Je ne dis pas que c’est simple, mais on est sur des besoins basiques il faut réussir.
Nous votons cette délibération, nous appelons à ce que chacun se mobilise pour des quartiers décents et un dialogue de qualité des acteurs entre eux.

Myriam CAU

Sur proposition du groupe « Ensemble le pouvoir d’agir », le Conseil Municipal de Roubaix a adopté le 5 octobre un voeu de soutien à Salah HAMOURI

Monsieur Salah HAMOURI, avocat franco palestinien résidant à Jérusalem Est, a été arrêté le 23 août 2017 par les autorités israéliennes.
Un juge a décidé le 5 septembre qu’il devait purger un reliquat de 3 mois de prison alors qu’il avait été libéré en 2011 selon un accord acté avec la diplomatie française.
Le 18 septembre, il a de plus été placé en rétention administrative pour 6 mois, sanction renouvelable sans limite, alors qu’aucune charge ne pèse sur lui et qu’il n’a droit à aucun procès.
Considérant que les normes du droit international relatives aux droits de gens, et en particulier celui à une défense équitable, ne sont pas respectées, le conseil municipal de Roubaix appelle le Président de la République et le Ministre des Affaires Etrangères à se saisir effectivement et publiquement de la défense de notre concitoyen comme ils l’ont fait pour d’autres.
Et donc à demander sa libération en exigeant le respect de l’accord de 2011 et la fin de la rétention administrative et en s’engageant pour que cesse le harcèlement arbitraire dont sont victimes nos concitoyens, Monsieur Salah HAMOURI, son épouse Madame Elsa LEFORT et leur enfant, ces derniers empêchés de le rejoindre à Jérusalem.

Communiqué : Déni de démocratie, pourvoi en appel de Myriam Cau

Le 8 juin lors du Conseil Municipal de Roubaix, l’opposition démocratique a été obligée de quitter la séance pour protester contre un déni de démocratie. Le Maire Guillaume Delbar et sa majorité ont décidé d’utiliser un artifice juridique pour récupérer un siège de conseiller métropolitain revenant dans l’opposition à Myriam CAU. La loi prévoit la représentation des élus d’opposition à la proportionnelle dans les instances intercommunales, ce n’est plus respecté à Roubaix. Ce faisant le Maire adopte un comportement opportuniste qui met à mal l’éthique en politique.

Myriam Cau avec l’appui du mouvement régional Europe Ecologie-Les Verts a saisi la justice administrative.

Par ordonnance du 4 septembre, le Tribunal Administratif juge la requête irrecevable car tardive et la rejette. Il la considère en effet comme une réclamation contre les opérations électorales dont le délai de recours est de 5 jours. Or ce ne sont pas les opérations électorales qui sont ici contestées mais l’utilisation du Code des Collectivités Territoriales pour ne pas appliquer le Code Electoral. Cette décision est d’autant plus surprenante qu’une ordonnance du 10 août avait rejeté un recours suspensif au motif que l’affaire serait jugée au fond le 12 septembre. Il faut donc constater une certaine confusion.

Une question de fond et non de forme étant posée le délai de recours était différent. De plus, la contestation a été immédiate lors du Conseil le 8 juin et inscrite au Procès Verbal de la séance.

Il faut bien aussi constater que cela arrange beaucoup de monde : le Tribunal Administratif lui-même qui n’a pas à statuer sur le fond, la Préfecture qui a produit un avis juridique imprudent, la majorité roubaisienne qui s’est infiltrée dans une faille pour récupérer un siège aux dépends de l’opposition.

Ainsi des décisions contradictoires relatives à la forme de la saisine se sont succédées, sans que le fond ne soit jugé. Parce que le déni de démocratie créé par cette situation est insupportable, nous avons décidé de saisir le Conseil d’Etat de la question.

Nous souhaitons que la question du non-respect des droits démocratiques de l’opposition et de ses électeurs à être représentés soit examinée par le tribunal. Rappelons que les électeurs de l’opposition à la métropole européenne sont en poids 10 fois moins représentés que ceux de la majorité municipale depuis cette situation, situation anormale sur la ville de Roubaix.

Myriam CAU fait donc appel à cette décision avec le soutien du mouvement EELV Régional. Nous sollicitons les citoyens qui trouvant anormale l’attitude adoptée par le Maire et ses conséquences peuvent apporter une contribution pour faire face aux frais de justice afin que cette affaire puisse être traitée.

Chèque à envoyer à EELV NPDC (qui a pris et prendra en charge les frais d’avocat) au 30 rue des Meuniers, 59000 Lille, en précisant l’objet de votre don (« Affaire Ville de Roubaix»).

 Lille, le 5 octobre 2017,

Jérémie Crépel, secrétaire régional EELV Nord Pas-de-Calais

Myriam Cau, conseillère municipale d’opposition à Roubaix

Christian Carlier, secrétaire du Groupe local EELV Roubaisis

Communiqué : Déni de démocratie, pourvoi en appel de Myriam Cau

 https://i1.wp.com/npdc.eelv.fr/files/2017/07/LOGO_EELV_avec-fond_quadri.jpeg
Lille, le 5 octobre 2017,

Le 8 juin lors du Conseil Municipal de Roubaix, l’opposition démocratique a été obligée de quitter la séance pour protester contre un déni de démocratie. Le Maire Guillaume Delbar et sa majorité ont décidé d’utiliser un artifice juridique pour récupérer un siège de conseiller métropolitain revenant dans l’opposition à Myriam CAU. La loi prévoit la représentation des élus d’opposition à la proportionnelle dans les instances intercommunales, ce n’est plus respecté à Roubaix. Ce faisant le Maire adopte un comportement opportuniste qui met à mal l’éthique en politique.

Myriam Cau avec l’appui du mouvement régional Europe Ecologie-Les Verts a saisi la justice administrative.

Par ordonnance du 4 septembre, le Tribunal Administratif juge la requête irrecevable car tardive et la rejette. Il la considère en effet comme une réclamation contre les opérations électorales dont le délai de recours est de 5 jours. Or ce ne sont pas les opérations électorales qui sont ici contestées mais l’utilisation du Code des Collectivités Territoriales pour ne pas appliquer le Code Electoral. Cette décision est d’autant plus surprenante qu’une ordonnance du 10 août avait rejeté un recours suspensif au motif que l’affaire serait jugée au fond le 12 septembre. Il faut donc constater une certaine confusion.

Une question de fond et non de forme étant posée le délai de recours était différent. De plus, la contestation a été immédiate lors du Conseil le 8 juin et inscrite au Procès Verbal de la séance.

Il faut bien aussi constater que cela arrange beaucoup de monde : le Tribunal Administratif lui-même qui n’a pas à statuer sur le fond, la Préfecture qui a produit un avis juridique imprudent, la majorité roubaisienne qui s’est infiltrée dans une faille pour récupérer un siège aux dépends de l’opposition.

Ainsi des décisions contradictoires relatives à la forme de la saisine se sont succédées, sans que le fond ne soit jugé. Parce que le déni de démocratie créé par cette situation est insupportable, nous avons décidé de saisir le Conseil d’Etat de la question.

Nous souhaitons que la question du non-respect des droits démocratiques de l’opposition et de ses électeurs à être représentés soit examinée par le tribunal. Rappelons que les électeurs de l’opposition à la métropole européenne sont en poids 10 fois moins représentés que ceux de la majorité municipale depuis cette situation, situation anormale sur la ville de Roubaix.

Myriam CAU fait donc appel à cette décision avec le soutien du mouvement EELV Régional. Nous sollicitons les citoyens qui trouvant anormale l’attitude adoptée par le Maire et ses conséquences peuvent apporter une contribution pour faire face aux frais de justice afin que cette affaire puisse être traitée.

Chèque à envoyer à EELV NPDC (qui a pris et prendra en charge les frais d’avocat) au 30 rue des Meuniers, 59000 Lille, en précisant l’objet de votre don (« Affaire Ville de Roubaix»).

Jérémie Crépel, secrétaire régional EELV Nord Pas-de-Calais

Myriam Cau, conseillère municipale d’opposition à Roubaix

Christian Carlier, secrétaire du Groupe local EELV Roubaisis

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CONSEIL MUNICIPAL du 5 OCTOBRE : «ENSEMBLE LE POUVOIR D’AGIR» CONTRE LA REDUCTION MASSIVE DU NOMBRE DES EMPLOIS AIDES

Après l’annonce brutale par le gouvernement de la diminution des emplois aidés, la majorité de la municipalité roubaisienne a proposé une motion demandant de préserver ces emplois dans les quartiers prioritaires. 3 versions de ce texte nous ont été successivement proposées.
La modification la plus sensible a été d’introduire un paragraphe mettant en cause des décisions du dernier gouvernement Hollande.
Les groupes « Roubaix respecté » et « Nous c’est Roubaix » ont présenté l’amendement suivant :
« Pour ce qui la concerne, la ville prend l’engagement de maintenir en 2018 les subventions aux associations et clubs sportifs. Elle examinera la situation des associations en difficultés suite aux baisses déjà enregistrées ou au retrait sur les contrats de ville. »
Ils ont aussi demandé le retrait du paragraphe sur le gouvernement Hollande.
Nous avons voté l’amendement qui a été rejeté par la majorité. Elle a également refusé de retirer le paragraphe litigieux.
Nous avons quant à nous exprimé le regret que l’amendement n’ait pas été intégré et déclaré que l’ajout du paragraphe litigieux n’était pas raisonnable car il introduisait une polémique historique stérile en regard des enjeux du moment.
Nous avons néanmoins voté la motion, dans un esprit de responsabilité pour préserver les intérêts de Roubaix et des associations roubaisiennes.
Vous trouverez ci dessous le texte intégral de l’intervention de Christian CARLIER au nom du groupe :

La brutale annonce par le gouvernement de la réduction massive des emplois aidés et cela sans concertation et sans évaluation concertée de leurs effets a sidéré.
Vous nous proposez une motion que nous avons soigneusement étudiée.
Nous comprenons que elle cherche à limiter les dégâts à Roubaix, surtout pour les associations qui vont être durement touchées, en demandant de préserver ces emplois dans les quartiers prioritaires.
Il serait d’ailleurs utile de préciser qu’il s’agit des quartiers prioritaires de la Politique de la Ville car le gouvernement a déjà défini de façon limitative des territoires prioritaires : l’outre mer et les communes rurales.
Il ne faudrait cependant pas faire l’impasse sur la réfutation des justifications de ces décisionsnic, sur leurs incohérences apparentes, sur ce qu’elles vont entrainer.
Alors il y a le coût.
Mais toutes les études montrent que le coût par emploi des exonérations des cotisations sociales et du CICE est sans commune mesure avec le coût d’un emploi aidé et cela dans des proportions parfois extravagantes.
Il y a une prétendue inefficacité pour le retour à l’emploi.
Certes pas de miracle mais pourquoi s’attaquer alors aux contrat initiative emploi à destination du secteur marchand alors qu’ils ont justement le meilleur taux de retour à l’emploi ?
L’effet d’aubaine pour l’entreprise existe mais leur a t il échappé que passer par le sas CIE permet à des personnes d’accéder à l’emploi alors qu’ils ne l’auraient pas pu le faire en embauche directe ?
Il faut privilégier la formation.
Pourquoi opposer emploi aidé et formation alors qu’il est justement prouvé que le retour à l’emploi est meilleur quand les 2 sont associés ?
C’est toute la complexité de l’accès à l’emploi pour ceux qui en sont le plus éloignés qui est nié.
Il y a le reproche aux collectivités territoriales d’user d’une main d’œuvre à bon marche. Mais si les ressources de ces collectivités n’étaient pas systématiquement rognées, ne préféreraient elles pas les emplois statutaires ?
Subventions déguisées aux associations ? Mais pourquoi alors ne pas leur accorder des subventions franches et loyales si leur action est socialement utile ?
La brutalité de cette décision introduit la concurrence.
On se doute bien qu’entre les services de l’Etat, les collectivités locales, les associations, les grandes et les moins grandes, les capacités de lobbying ne sont pas les même.
Pour les associations, il est à craindre que l’arrêt brutal de la perfusion des emplois aidés soit une étape de plus dans la mise en place d’un nouveau modèle associatif où sous couvert de mécénat et de partenariat une bonne partie du secteur associatif passera sous contrôle du secteur économique.
Tout faire pour préserver Roubaix et ses associations est dans l’immédiat légitime.
Cela implique d’ailleurs que la municipalité n’aggrave pas le mal. C’est pourquoi nous voterons l’amendement présenté par les groupes « Roubaix respecté » et « Nous c’est Roubaix ».
Mais seule une annulation de ces décisions permettrait une analyse concertée des enjeux et des conséquences hors concurrence malsaine.

Roubaix zéro déchet, sérieusement ?

Notre Ville a deux visages, l’un souriant dynamique et créatif, en témoignent les initiatives de la société civile dans la culture, l’entreprenariat, la solidarité. L’autre est plus sombre : des logements insalubres, des quartiers sales, usés où vivent des Roubaisiens exaspérés. Les dépôts dont on ne vient pas à bout, des voitures sur les trottoirs, des délaissés qui attirent les ordures, parfois des rats… Mais de tout cela, on n’aime pas trop parler car Roubaix est « la ville » du Zéro Déchet. Cette idée utile, mais marginale eu égard aux difficultés de propreté et de maintenance à Roubaix, a donc envahi toute la communication de la Ville, tandis que le dialogue sur les difficultés du quotidien reste en friche. Où sont les correspondants du cadre de vie ?
Quel travail est conduit avec les différents bailleurs sociaux ?
Où met-on la barre de l’inacceptable ? M. le Maire, moins de com’, plus de fond… C’est ce que les Roubaisiens attendent

Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim, Christian Carlier
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir

Roubaix XXL – Octobre 20017