Les contrats aidés

La brutale annonce par le gouvernement du président MACRON de la réduction massive des emplois aidés et cela sans concertation et sans évaluation partagée de leur utilité a sidéré. Roubaix est durement touché. Le délicat travail pour l’accès à l’emploi de ceux qui en sont le plus éloignés est massacré, les titulaires de ces emplois seront renvoyés au chômage.
Les associations roubaisiennes qui les emploient vont perdre des moyens, des actions socialement utiles arrêtées. Il faut préserver ces emplois dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville.
Les députés du secteur doivent rendre compte de leur action pour supprimer cette mesure de la Loi de Finances 2018.
Mais il faut aussi que la municipalité n’aggrave pas le mal. Elle doit au minimum maintenir en 2018 les subventions aux associations et clubs sportifs. Elle doit examiner la situation des associations en difficulté suite aux baisses déjà enregistrées ou au retrait sur les contrats de ville.

Christian Carlier, Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

RoubaixXXL – Novembre 2017

Publicités

Roubaix zéro déchet, sérieusement ?

Notre Ville a deux visages, l’un souriant dynamique et créatif, en témoignent les initiatives de la société civile dans la culture, l’entreprenariat, la solidarité. L’autre est plus sombre : des logements insalubres, des quartiers sales, usés où vivent des Roubaisiens exaspérés. Les dépôts dont on ne vient pas à bout, des voitures sur les trottoirs, des délaissés qui attirent les ordures, parfois des rats… Mais de tout cela, on n’aime pas trop parler car Roubaix est « la ville » du Zéro Déchet. Cette idée utile, mais marginale eu égard aux difficultés de propreté et de maintenance à Roubaix, a donc envahi toute la communication de la Ville, tandis que le dialogue sur les difficultés du quotidien reste en friche. Où sont les correspondants du cadre de vie ?
Quel travail est conduit avec les différents bailleurs sociaux ?
Où met-on la barre de l’inacceptable ? M. le Maire, moins de com’, plus de fond… C’est ce que les Roubaisiens attendent

Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim, Christian Carlier
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir

Les élus de l’opposition démocratique ont quitté la séance du Conseil Municipal du 8 juin 2017

Événement peu banal au conseil du 8 juin, les élus de l’opposition démocratique ont quitté la séance. C’était une protestation contre un déni de démocratie : suite à une démission, la majorité a utilisé un artifice juridique pour récupérer le siège à la MEL qui aurait dû revenir à Myriam Cau. Le vote des électeurs de 2014 est bafoué, l’intention du législateur qui a expressément voulu que les délégués à la MEL soient désignés par les électeurs et à la proportionnelle est méprisée. À l’avenir, tout élu de l’opposition à la MEL sur le départ peut être remplacé par un élu de la majorité. La justice administrative a été saisie. C’est une question de principe et de démocratie, l’opposition et la proportionnelle doivent être respectées, en particulier à la MEL dont les compétences s’accroissent. Cette majorité de droite est visiblement tourmentée par des dissidences à répétition, elle tente de résoudre ses difficultés sur le dos de l’opposition, c’est mesquin et inadmissible.

Christian Carlier, Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

Investir pour l’avenir, investir sur l’humain

Les statistiques de revenus et du chômage le disent : Roubaix est la plus pauvre des grandes villes de France. Ce n’est pas le cas du budget de la Ville de Roubaix, la faiblesse des rentrées d’impôts locaux est compensée par la Dotation de Solidarité Urbaine (37 millions d’euros) venant de l’État. Cette dotation de « solidarité » doit-elle être engloutie dans le budget pour la baisse d’impôts locaux de quelques uns ? Où aller à la résorption des inégalités, de la précarité et particulièrement à l’éducation et à la culture pour les enfants et les jeunes ? C’est le seul moyen de créer du développement humain durable, de l’autonomie et de la capacité d’agir. C’est la possibilité que Roubaix s’en sorte vraiment, par la richesse des talents et la diversité de tous ses enfants. Misons les moyens sur l’école, cultivons l’égalité des chances pour préparer l’avenir, créons de la confiance en la République, à la base…

Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir

La dureté des conditions d’existence

La dureté des conditions d’existence de beaucoup de Roubaisiens ne doit pas nous conduire à fermer nos cœurs, nos portes et notre intelligence aux enjeux du monde.
Le mal logement sévit, des personnes dorment à la rue, le 115 est saturé, réfugiés et roms luttent pour survivre et conserver leur dignité. Nous sommes riches car nous pouvons aller à l’école, être soignés, car nous vivons dans un pays démocratique.

Puisse cette fin d’année, nous donner l’énergie des combats collectifs et altruistes au service de l’homme et de la planète…

Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

Janvier 2017

Menaces sur la biodiversité

La population de vertébrés a chuté de 58% en 40 ans. De nouvelles espèces sont en voie de disparition. En France aussi, la biodiversité animale est menacée.
A la destruction des écosystèmes et la pollution s’ajoute notre modèle alimentaire. L’agriculture est la cause de 80% de la déforestation mondiale, pèse 70% de la consommation d’eau. Il est aussi nocif pour le climat représentant 30% de l’impact carbone français.
Pourtant des solutions existent à chaque niveau : une France 100% énergie renouvelable est possible à horizon 2050, entraînant économies budgétaires et un potentiel de 700 000 emplois.
La COP22 à Marrakech doit être celle des engagements concrets. En prenant en compte par exemple, la question des océans et des transports, sans laquelle cette volonté commune est vouée à l’échec ; en affirmant justice et solidarité climatiques, envers les pays les plus pauvres, très vulnérables alors qu’ils contribuent marginalement au changement climatique.

Tounes RAHIM, Myriam CAU, Slimane TIR
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

décembre 2016

Vivre ensemble

Il est remarquable que le tissu social, la solidarité résistent dans notre cité malgré ses difficultés sociales et économiques, mais pour combien de temps encore ? Les incivilités, la dégradation de la confiance dans les institutions, la colère désordonnée à l’égard des biens et des agents publics, l’attraction des illusions violentes pour certains jeunes : de quoi tout cela est-il le nom ? La baisse, voire la fin des Fonds de Participation des habitants décidés par le Maire après celle des financements associatifs ne peut qu’accélérer la détérioration du climat social. Il y a urgence. Rétablir ces moyens est la seule attitude responsable.

Slimane Tir, Myriam Cau
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

novembre 2016