Le budget du désengagement social

Monsieur le Maire

Nous voilà donc devant le premier budget de votre mandature. C’est pour vous comme pour les Roubaisiens l’heure de vérité sur vos intentions ainsi que sur votre projet effectif pour notre ville. Son vote devrait donc théoriquement traduire une manifestation sans équivoque de l’unité de votre majorité autour des choix explicites ou implicites de celui-ci. Nous l’espérons pour vous, au contraire des déclarations multiples dans la presse ou sur les réseaux sociaux qui posent manifestement un problème de cohérence voire de cohésion pour votre majorité.

Au delà de ces péripéties, nous avons choisi depuis votre élection de vous laisser le temps de l’installation, de la réflexion, dans un esprit de respect de votre légitimité républicaine.

Vient désormais, le temps de la critique légitime.

Je vais développer quelques arguments simples, dans une logique pédagogique, et quelques réflexions qui me conduiront à vous exposer pourquoi notre groupe « Ensemble, le pouvoir d’agir » votera contre votre projet de budget, contre vos choix tarifaires et contre la délibération relative aux subventions aux associations.

D’ abord je constate que tant sur les plans financiers que rhétorique, nous sommes entrés dans une période de normalisation.

En effet, les dotations financières de l’Etat augmentent au global par rapport à 2014 de 1.3 ME., quasi uniquement sous l’effet de la DSU, qui avec une augmentation de 3,554 M€, compense toutes les autres baisses.

Cette DSU apporte une contribution essentielle qui restaure la CAPACITE A AGIR de Roubaix, à hauteur des villes de même importance. Comme indiqué dans le document budgétaire, la DGF s’élève à 590 €/hab contre 283 €/hab en 2013 pour la moyenne de la strate. (page 3 du BP).

Autrement dit, la situation de grande pauvreté et de relégation dans laquelle se trouve une grande partie de nos concitoyens est compensée financièrement par la solidarité nationale et participe très significativement aux ressources budgétaires communales.

Ces 34.2 M€ pèsent donc dans ce projet de budget 2015, plus que la totalité des produits de la fiscalité locale (TH et TF ; 33.9M€)

Nul doute que dans l’esprit du législateur, cette évolution des critères comme du nombre à la baisse du nombre de villes bénéficiaires de la DSU, favorable à une ville comme la nôtre, doive prioritairement être affectée à un maintien de la qualité des services publics de proximité en faveur des populations des secteurs concernés.

Normalisation rhétorique ensuite, car est fini le temps des effets de manche et les cris d’orfraie sur les bancs de l opposition contre la dépendance financière de notre ville à l’ égard de l’Etat, de la Région et d’autres collectivités. Je n’ose imaginer le budget catastrophe que vous auriez dû présenter dans l’hypothèse d’absence de cette solidarité.

Ce principe de réalité aidant, votre bilan de mandat sera aussi apprécié sur votre capacité à lever et mobiliser des fonds sur des projets utiles à notre ville, pas seulement à couper les rubans des projets lancés par les prédécesseurs.

Cette retenue rhétorique est peut être le signe du début de la sagesse, à défaut d’être celui de la sérénité, comme nous l’évoquions ce dimanche lors de la plantation de 2 Ginkgo Biloba lors de l’inauguration de la pagode Lao. Cela aurait pu vous conduire à ouvrir une autre séquence : le temps du projet.

En effet, cette progression du montant de la DSU est le symptôme que les indicateurs sociaux se sont aggravés. Chacun d’ entre nous sent bien que la crise s’est durcie, que le climat social et relationnel dans les quartiers s’est tendu et la pauvreté aggravée.

Quel est donc votre projet ? Celui de votre majorité pour dessiner l’autre avenir pour la ville, que vous promettiez, il y a près d’un an ?

Quelle place, quel rôle pour notre commune en proie à un doute qui s’approfondit, dans une communauté urbaine, qui avec de nouvelles compétences, élargit son horizon pour s’inscrire résolument dans une perspective transfrontalière et européenne ?

Peut-on raisonnablement se laisser emporter par la tendance qui se renforce à la ségrégation territoriale et sociale, transformant, malgré les efforts passés des pans entiers de notre ville, en quartiers de relégation, dans une agglomération qui se rêve en grande métropole ?

C’ est autour d’un tel horizon que vous auriez pu choisir d’ ouvrir un chemin et de lancer une dynamique de mobilisation civique et collective pour une ville complexe et diverse, qui a besoin de se rassembler autour de l’idée qu’ elle se fait encore de son histoire, de sa légende et de son désir toujours vivace de se forger un autre destin.

Je constate malheureusement que vos choix budgétaires, pour empreints de sérieux et de prudence financière, soient ils, empruntent la voie de la facilité comptable et idéologique.
Vous vous attaquez aux familles et à la jeunesse en décidant d’appliquer une hausse tarifaire de la restauration scolaire de 10%, en appliquant une hausse tarifaire de 20% sur les activités d’accueil de loisirs sans hébergement durant les petites et grandes vacances comme lors des mercredis récréatifs. (page 14, BP)

Ces choix anti-famille ne manqueront pas de déstabiliser de très nombreuses situations.
Vous avez choisi de vous attaquer aux forces vives associatives de la ville. (page 12, BP)
Certes il y a matière à droit d’inventaire et choix d’opportunité dans certains domaines de la vie associative, afin de mettre fin soit à des incohérences soit à des dérives clientélistes.

Cependant, beaucoup de ces associations, par leur présence, par leur projet, par leur investissement bénévole, remplissent une fonction de lien et de filet social, encore plus indispensable par temps de crise.

En choisissant de faire payer le tissu associatif. en annonçant comme le fait votre premier adjoint dans la presse, le tour de vis futur du budget 2016 , vous optez en toute connaissance de cause , en tant que majorité municipale, pour une orientation , qui je le crains ne fera que contribuer à l’ aggravation de la crise sociale dans notre ville.

Il serait irresponsable, de notre part, en tant qu’opposition de ne pas vous mettre en garde contre la spirale négative que vous déclenchez, par ces décisions.

En choisissant de réduire fortement les contributions municipales aux centres sociaux si nécessaires dans les quartiers, même s’ils doivent évoluer par certains aspects, alors que bon nombre d’ entre eux font face à de grandes difficultés, vous accélérez leur déstabilisation et envoyez un signal négatif aux autres financeurs qui ne manqueront pas de chercher à s’aligner sur la baisse des subventions municipales.

En ajoutant, en quelque sorte de la crise à la crise, vous prenez le risque de saborder les Etats Généraux des Centres Sociaux programmés en Avril 2015.

Vous faites ces choix de régression sociale, je ne trouve pas d’autre terme plus approprié, sur la base d’une vision purement comptable et idéologique de baisse de la fiscalité.

Car vous n’êtes contraints par aucune nécessité immédiate pour au moins deux raisons :
La première est que vous héritez d une situation financière municipale globalement saine, tant sur l’endettement que sur la maitrise de certains ratios de structure.

La seconde, parce que l’excédent budgétaire global que vous affichez vous même au titre de 2015 sera de 11.48 M€. Le double donc de celui des années 2013 et 2014.

En conclusion, nous voterons Contre votre projet de Budget, contre les hausses tarifaires des cantines et des centres de loisirs, contre la baisse du financement des associations.

Slimane TIR
12 Février 2015

ICEO, vers la liquidation judiciaire, la Ville laisse sans réponse les questions

Monsieur le Maire

Nous souhaitons avoir des éclaircissements quant à la situation d’ICEO, à la responsabilité de la Ville dans l’évolution de celle-ci et notamment par rapport aux grands enjeux que représentent conjointement la politique de propreté et au devenir des personnes salariées.

Je voudrai d’abord émettre une considération générale avant de poser quelques questions précises:

Nous pouvons considérer qu’il est particulièrement difficile de conduire 2 objectifs aussi fondamentaux dans le contexte de Roubaix, que l’insertion et l’accompagnement à l’emploi des personnes, et que la délivrance d’une bonne qualité de propreté sur la Ville. Tenir ces 2 objectifs représentant chacun en soi un défi est probablement se doter d’une contrainte au carré.

« On peut difficilement exiger une productivité et une qualité d’intervention impeccable de gens qui se réinsèrent et reprennent une activité, et subissent parfois des handicaps de vie. On peut difficilement exiger la meilleure motivation du monde à des personnes éloignées de l’emploi et à qui l’on demande de balayer les trottoirs, ramasser les ordures en recommençant sans cesse. »

Cela nécessite une grande compétence de management et d’encadrement, articulant technicité et humanisme, et une rigueur de gestion à toute épreuve.

Donc oui c’est difficile et il y a matière à s’interroger sur le choix de marier l’insertion et le défi de la propreté à Roubaix, et on peut même se demander si nous en avons vraiment le choix ?

Maintenant puisque l’audience de tribunal a reporté l’examen d’une décision de liquidation judiciaire au 7 novembre, j’ai plusieurs questions :

  • Pourquoi n’avez-vous pas assumé votre responsabilité, en désignant les 8 personnes représentants la Ville au Conseil d’Administration de la structure, après les élections ? en ne le faisant pas -sans parler de la démission de Pierre-Marie Vienne aujourd’hui adjoint-, le Conseil d’Administration était dans l’impossibilité de réunir le quorum et vous avez fragilisé la gouvernance. Or quelques soient vos décisions, et votre légitimité à en prendre n’est pas en cause, il était de votre devoir d’assumer la responsabilité de la Ville et d’expliquer votre démarche, eu égard au Conseil d’Administration, eu égard aux salariés, eu égard aux responsabilités historiques de la Ville quelque soit l’équipe au pouvoir.
  • Vous avez décidé de ne pas renouveler le marché à cette structure d’insertion, ce qui a été annoncé de façon technique sans contacts préalable à ma connaissance avec la structure 3 mois et demi après l’élection. Vous avez ensuite annoncé qu’elle pourrait re-postuler à l’appel d’offre, mais de fait avec l’extinction progressive liée à votre décision et à celle de la DIRECCTE qui ne veut plus dans ce contexte incertain renouveler de nouveaux contrats, le personnel s’amenuise. Il devient donc difficile voire impossible pour la structure de répondre à cet appel d’offre dans une telle situation d’affaiblissement. Vous n’avez pas accordé le délai de 6 mois sollicité par ICEO pour pouvoir répondre avec crédibilité. Croyez vous vraiment que maintenant ICEO répondra à l’appel d’offre ?
  • Pourquoi une association NET City a-t-elle été créée sur la même époque à l’adresse de SES avec le même objet ? Qui l’a créée ? Doit-on deviner qu’elle est pressentie pour répondre à l’appel d’offre à venir ?
  • Nous avons entendu dire que la structure ICEO avait de mauvais résultats d’insertion, ce qui est démenti par le Président d’ICEO mais en fait nous n’avons pas d’éléments pour objectiver le bilan d’insertion de la structure, y compris en comparaison avec des structures de même nature. Mr le Maire en disposez vous et pouvez vous nous les communiquer ?
  • ICEO, de par l’histoire et de par le poids de la commande est dépendante de la Ville de Roubaix comme donneur d’ordre. Si la structure est placée en redressement judiciaire, quelles mesures d’accompagnement entendez-vous mettre en place par rapport aux salariés permanents, sachant que pour les personnes en contrat d’insertion il ne devrait plus rester grand monde ?

Enfin je terminerai par une question sur l’atteinte des objectifs de propreté. C’est un enjeu qui a dominé la campagne, et nous n’avons de leçons à donner à personne sur le défi de la propreté à Roubaix, et d’ailleurs nous devrions tous nous astreindre à une modestie collective, tellement nous savons que la tâche est ardue et complexe.

Mais comme tout citoyen de Roubaix, nous sommes souvent excédés parfois honteux de ce que nous voyons.

Depuis les élections, nous ne voyons pas d’amélioration, nous avons sur le plan de propreté en tant qu’élus le niveau d’information donné par la presse locale. Nous attendons plus : une vision d’ensemble et une feuille de route de l’action que la municipalité entend conduire.

C’est pourquoi en attendant nous sommes très inquiet de la situation d’ICEO car l’extinction des personnels et donc de leur mission sur la propreté n’est pas compensée aujourd’hui par d’autres dispositions
Donc il y a moins de nettoyage de fait.

Je peux vous dire que si je ne contribue au postage des photos sur les réseaux sociaux, je constate avec tristesse une situation dont personne ne peut se réjouir.

Merci de vos réponses

Myriam CAU

Réponse

L’adjoint G. Wanlin a affirmé qu’il y avait une volonté de maintenir un modèle mariant les objectifs de propreté et d’insertion, que des prestataires ad-hoc étaient désormais chargés de certaines tâches précises (corbeilles publiques, feuilles mortes…) et que ces prestataires avaient eux-mêmes des postes d’insertion.

Aucun adjoint n’a voulu répondre à l’insertion. Le Maire a fait part de son souci d’être attentif à la situation d’ICEO.

A la quasi-totalité de mes questions précises, il n’a pas été apporté de réponses.

Le personnel d’ICEO présent dans le public appréciera. Les membres du Conseil d’Administration qui sont demeurés présents dans la tempête pour faire face à la perspective de liquidation judiciaire, à l’inquiétude et aux reproches des salariés peuvent être remerciés.

Démocratie participative à Roubaix, on va où ?

Monsieur le Maire, Madame l’Adjointe en charge de la démocratie participative

Une délibération est présentée pour indiquer la participation financière que la Ville met pour compléter les actions retenues au titre du Fond d’Intervention des Territoires et de leurs Acteurs (FITA).

C’est l’occasion pour moi de valoriser la continuité du soutien du Conseil Régional aux actions qui favorisent la participation des habitants et aux projets citoyens. Ce soutien notamment qui va aux moyens propres aux habitants des comités de quartier, comme aux associations qui dans le sport ou la culture intègrent une forte dimension citoyenne.

Roubaix a une longue tradition de démocratie participative et j’en profite pour prolonger l’hommage rendu à Marc Vandewynckel décédé le mois dernier . Il fut ici un pionnier, que certains dont j’en suis sure Marie-Agnès Leman, n’ont pas oublié. Il disait –je cite ici la Voix du Nord – « je regrette que la politique de la ville se soit réduite malheureusement à une politique de quartiers dégradés, stigmatisés, alors qu’ils sont aussi et avant tout, initiatives, respect des différences, invention de nouveaux métiers, échanges de savoirs et de savoir-faire.»

Cela nous pose une exigence : être capable toujours, non pas d’invoquer les mânes du passé – mais d’inventer la démocratie participative d’aujourd’hui et demain, celle qui inclut chacun comme acteur, porteur possible d’expertise et d’initiatives.

Et là, il y a un problème. 6 mois se sont écoulés et nous n’avons pas de visibilité sur ce que la Ville entend conduire comme démarche de démocratie participative.

Nous avons compris que les Comités de Quartier seraient confortés comme interlocuteurs, nous voyons de-ci de-là des concertations autour de projet particulier –telle la difficile réunion conduite en présence de Vilogia sur le Cul de Four – mais qu’entendez vous réellement mettre en place globalement? Nous attendons une stratégie et une feuille de route qui ait de l’ambition.

  • Que faites vous des Conseils de Quartier ? ils n’ont pas été réunis depuis 6 mois, ils résultent par la loi de février 2002 sur la démocratie de proximité d’une disposition légale et obligatoire qui n’a pas été abrogée.

Un cadre et une proposition de désignation devrait à minima nous être proposée. Ces Conseils de Quartier ont eu un fonctionnement inégal par le passé, mais dans mon quartier il a souvent bien fonctionné avec une assez grande autonomie délibérative de la part des habitants. C’est un lieu possible d’information, de délibération, de mise en débat d’enjeux municipaux.

  • Comment allez vous mettre en place les Conseils Citoyens que la nouvelle Loi sur la Politique de la Ville de François Lamy demande de créer, avec des modalités précises telles que parité, tirage au sort sur les quartier de la politique de la Ville (c’est-à-dire à Roubaix sur beaucoup de quartier) ?
  • Comment à l’échelle de la Ville comptez-vous créer des lieux, des temps permettant le débat public sur des enjeux qui ne s’apprécient pas correctement à la seule échelle du quartier ? tenez par exemple quelle politique de mobilité durable et la voiture doit-elle avoir une place sur la Grand’Place ?
  • Au-delà de cet exemple volontairement choisi, comment pensez-vous articuler ces différents niveaux : comité de quartier, conseils de quartier, conseils citoyens et tous autres dispositifs de travail collaboratif avec la population et la Ste Civile ?

Je ne dis pas que c’est simple, mais c’est important, c’est déterminant dans une ville qui recèle tant de frustrations, de sentiments de ne pas être écoutés.

Cette Ville de s’en sortira pas sans aller chercher et dialoguer avec toutes les énergies.

Pour cela je demande à la municipalité d’indiquer ses intentions en matière de démocratie participative, aujourd’hui ou à l’occasion du prochain conseil municipal.

Myriam CAU

Réponse

L’adjointe MA. Leman a réitéré son soutien aux comités de quartier, indiqué les avoir tous réunis, et travaille à mettre en place un «Forum Citoyen » dont elle n’a pas véritablement expliqué l’objectif ou le cadre.

Pour le reste, il ne semble pas y avoir de feuille de route globale, ni de vision claire. Il est à craindre même que MA. Leman, voire la Municipalité n’ait pas compris que les Conseils de Quartier sont obligatoires dans les villes de plus de 80 000 habitants, c’est la Loi.

Rythmes scolaires toujours aussi inégalitaires

C’est la 4ème fois que le sujet des rythmes scolaires revient au conseil

Je veux rappeler trois fondamentaux.

L’abandon de la semaine des 4 jours est une bonne chose, dans l’intérêt de l’enfant.

Que la nouvelle organisation de la semaine scolaire réponde au mieux aux besoins de l’enfant.

– Enfin que l’accès à un péri scolaire de qualité est un droit pour l’enfant, qui doit s’intégrer dans un projet éducatif global, avec ses temps d’apprentissage, ses temps de découverte et de liberté.

Le débat durant un an dans le conseil sortant a permis des améliorations dont nous avons pris acte au conseil de juin 2013. Au cours du même conseil, nous avons exprimer un désaccord de fond qui avait motivé notre vote négatif, car l’accueil de loisir hors club est sélectif et très inégalitaire.

Les Rythmes scolaires – Délibération 275/2013

Délibération 150 sur les rythmes scolaires

Délibération 563 – Rythmes scolaires

 Nous avons beaucoup entendu dans les quartiers ces derniers mois,

 l’ expression du sentiment de subir une double peine : nous sommes sans emploi mais en plus nos enfants n’ont pas accès à un service public.

Sentiment de bien des femmes d’être assignées à la garde des enfants voire même d’être soupçonnées d’être de mauvaises mères.

 

On ne joue pas impunément avec le principe d’égalité dans le service public.

Il s’agissait d’une erreur sur laquelle il convenait de tirer un trait et de rectifier au plus vite.

Monsieur le Maire, vous avez aussi largement dénoncé dans votre campagne électorale les insuffisances de ce dispositif.

Pourtant il a désormais une année de fonctionnement largement propice à une évaluation large et ouverte. Mais vous avez cependant choisi de  renoncer à l’améliorer ou à le réformer en le maintenant en l’état pour la prochaine année scolaire.

Dommage. C’ est une occasion ratée !

En ce qui nous concerne, dans la cohérence, nous voterons donc contre cette délibération.

Slimane TIR

 

NB : Lors de la tenue du conseil, des annonces ( largement reprises par la presse ), ont  été présentées par l’adjointe à l’ éducation. Aucune d’ entre elles ne figurait dans la délibération soumise à vote…..

Délibération inutile sur le P.U.C.E.

Le travail du dimanche et le dispositif du « périmètre d’ usage  de consommation exceptionnel » ( dit P.U.C.E  ), instauré par la loi du 10 Aout 2009, fait son retour de façon étonnante au Conseil Municipal de Roubaix de ce 25 Juin 2014. Ce, au travers de la délibération no 2014 D 218, dont l’ objet  est de demander au Préfet un arrêté reconduisant le bénéfice de l’ autorisation de l’ ouverture le dimanche pour Mac Arthur Glen et l’ Usine.

Il ne s’ agit pas ici de revenir sur les arguments de fond  et nos positions lors des débats  qui se sont menés à l’ époque, au conseil municipal ainsi qu’ à la communauté urbaine.

Elles ont notamment été portées par Christian Carlier et sont consultables sur les liens suivants :

Ouverture du dimanche et hypocrisie roubaisienne

Travail dominical P.U.C.E. et contorsions

A Roubaix le P.U.C.E. démange encore et devient un prurit ?

Allons donc à l’ essentiel s’ agissant d’une délibération illégale et inutile. 

Illégale : 

Elle fait fi ( sciemment ? ) de la force de la chose jugée, et laisse supposer que la municipalité roubaisienne  se dispenserait de respecter la loi en décidant de passer outre la décision de la Cour administrative d’ Appel ( jugement du 13/03/2014 ).

En effet, celle ci a considéré comme illégal l’arrêté préfectoral du 1er Fevrier 2010, en l’annulant purement et simplement ainsi que le jugement du tribunal administratif du 12/12/2012, donnant ainsi totalement raison à l’action intentée par l’ Union Locale CGT, sur la base d’arguments de fond qui contredisent ceux du texte de la nouvelle délibération.

Le minimum aurait été de la retirer de l’ ordre du jour, et comme je l’ ai proposé de recevoir l’ Union locale CGT, voire de la faire auditionner par la commission municipale chargée des questions économiques qui a été créé dans le cadre du réglement intérieur voté le 22 Mai 2014.

Après tout, elle est dans son rôle légitime de défense des droits des salariés, elle a obtenu gain de cause dans cette action et mérite considération de la part des élus.

Inutile pour au moins 2 raisons : 

La préfecture n’ aurait pas fait appel dans les délais requis.

On voit mal un représentant de l’ Etat, en l’occurence le Préfet du Nord, prendre délibérement un arrêté en pleine connaissance de son illégalité.

Plus globalement, nous avons tous conscience de la situation difficile du commerce roubaisien.

Après les débats de la campagne municipale et les promesses de toute nature, nous avons surtout besoin d’ engager rapidement un débat public sur les mesures que comptent prendre la nouvelle majorité pour la  dynamisation du commerce roubaisien  et du centre ville.

Slimane TIR

Le Campus Gare

Le Conseil Municipal de Roubaix du 18 décembre 2014 examinait le projet d’aménagement Campus Gare qui vise à relocaliser les universités roubaisiennes et à créer un environnement de qualité pour la vie étudiante autour de la gare.

Malheureusement depuis des années la politique en faveur du vélo est erratique sur la ville de Roubaix, et il semble qu’une fois encore la question des modes doux et des aménagements vélo n’ait pas été réellement regardée. Le projet parait conçu comme une oasis sans regard sur son insertion urbaine. Nous réclamons une concertation sur le projet avec les riverains et usagers pour qu’il soit possible d’améliorer ce projet si nécessaire.

Architecte De Alzua

Architecte De Alzua

« Délibération 397 Aménagement du quartier de la Gare

Vous ne serez pas surpris Monsieur le Maire, ni vous Monsieur Pick que j’intervienne car je vous ai déjà interpellé oralement sur ce sujet.

La dernière réunion de concertation et de présentation du projet dont j’ai eu connaissance a eu lieu il y a 1 an et demi à 2 ans. Depuis le projet a avancé et aujourd’hui le chantier est engagé.

J’ai assisté fin octobre à la présentation de ce projet lors du salon de l’urbanisme Project-City au Grand Palais, vous y êtes intervenu. De ce fait j’ai une inquiétude en ce qui concerne la qualité de l’insertion urbaine du point de vue des modes doux de déplacement piétons et vélo de ce projet que nous soutenons par ailleurs.

En arrivant par l’Avenue d’Alsace, en passant sur le pont St-Vincent pour aller Avenue des Nations Unies, nous sommes dans une circulation dense et rapide où il est dangereux de circuler en vélo, et ne parlons pas des bandes cyclables et autres logos inefficaces et insécures…

Il me semble que rien n’ai été prévu en terme de piste cyclable, de lien et de desserte du campus gare.

Les investissements sur le campus gare mérite que l’on réfléchisse au plan de circulation d’ensemble, notamment du point de vue de l‘insertion des modes doux. Nous pouvons demander à la Communauté Urbaine d’accompagner ce grand investissement en adaptant si c’est nécessaire les voiries voisines, il n’y pas que le grand stade dans la Métropole vous en conviendrez…

Monsieur le Maire nous souhaitons qu’une réunion de concertation publique actualise la connaissance des travaux engagés sur le campus gare et réfléchisse à la prise en compte de tous les usages et aux impacts pour les quartiers voisins.

Enfin nous souhaitons que la Ville exprime une grande ambition en faveur du vélo, par une politique intégrée d’aménagement, d’animation et de sensibilisation de telle sorte que l’on n’en arrive plus à se poser la question de l’utilité sur Roubaix des stations V’Lille tel que relaté récemment dans la Presse locale. L’usage du vélo peut et doit être développé : ce n’est pas forcément cher, c’est bon pour la planète, c’est bon pour la qualité de l’air, c’est bon pour la santé, c’est bon pour le porte-monnaie des ménages. »

Myriam CAU