Rythmes scolaires toujours aussi inégalitaires

C’est la 4ème fois que le sujet des rythmes scolaires revient au conseil

Je veux rappeler trois fondamentaux.

L’abandon de la semaine des 4 jours est une bonne chose, dans l’intérêt de l’enfant.

Que la nouvelle organisation de la semaine scolaire réponde au mieux aux besoins de l’enfant.

– Enfin que l’accès à un péri scolaire de qualité est un droit pour l’enfant, qui doit s’intégrer dans un projet éducatif global, avec ses temps d’apprentissage, ses temps de découverte et de liberté.

Le débat durant un an dans le conseil sortant a permis des améliorations dont nous avons pris acte au conseil de juin 2013. Au cours du même conseil, nous avons exprimer un désaccord de fond qui avait motivé notre vote négatif, car l’accueil de loisir hors club est sélectif et très inégalitaire.

Les Rythmes scolaires – Délibération 275/2013

Délibération 150 sur les rythmes scolaires

Délibération 563 – Rythmes scolaires

 Nous avons beaucoup entendu dans les quartiers ces derniers mois,

 l’ expression du sentiment de subir une double peine : nous sommes sans emploi mais en plus nos enfants n’ont pas accès à un service public.

Sentiment de bien des femmes d’être assignées à la garde des enfants voire même d’être soupçonnées d’être de mauvaises mères.

 

On ne joue pas impunément avec le principe d’égalité dans le service public.

Il s’agissait d’une erreur sur laquelle il convenait de tirer un trait et de rectifier au plus vite.

Monsieur le Maire, vous avez aussi largement dénoncé dans votre campagne électorale les insuffisances de ce dispositif.

Pourtant il a désormais une année de fonctionnement largement propice à une évaluation large et ouverte. Mais vous avez cependant choisi de  renoncer à l’améliorer ou à le réformer en le maintenant en l’état pour la prochaine année scolaire.

Dommage. C’ est une occasion ratée !

En ce qui nous concerne, dans la cohérence, nous voterons donc contre cette délibération.

Slimane TIR

 

NB : Lors de la tenue du conseil, des annonces ( largement reprises par la presse ), ont  été présentées par l’adjointe à l’ éducation. Aucune d’ entre elles ne figurait dans la délibération soumise à vote…..

Délibération inutile sur le P.U.C.E.

Le travail du dimanche et le dispositif du « périmètre d’ usage  de consommation exceptionnel » ( dit P.U.C.E  ), instauré par la loi du 10 Aout 2009, fait son retour de façon étonnante au Conseil Municipal de Roubaix de ce 25 Juin 2014. Ce, au travers de la délibération no 2014 D 218, dont l’ objet  est de demander au Préfet un arrêté reconduisant le bénéfice de l’ autorisation de l’ ouverture le dimanche pour Mac Arthur Glen et l’ Usine.

Il ne s’ agit pas ici de revenir sur les arguments de fond  et nos positions lors des débats  qui se sont menés à l’ époque, au conseil municipal ainsi qu’ à la communauté urbaine.

Elles ont notamment été portées par Christian Carlier et sont consultables sur les liens suivants :

Ouverture du dimanche et hypocrisie roubaisienne

Travail dominical P.U.C.E. et contorsions

A Roubaix le P.U.C.E. démange encore et devient un prurit ?

Allons donc à l’ essentiel s’ agissant d’une délibération illégale et inutile. 

Illégale : 

Elle fait fi ( sciemment ? ) de la force de la chose jugée, et laisse supposer que la municipalité roubaisienne  se dispenserait de respecter la loi en décidant de passer outre la décision de la Cour administrative d’ Appel ( jugement du 13/03/2014 ).

En effet, celle ci a considéré comme illégal l’arrêté préfectoral du 1er Fevrier 2010, en l’annulant purement et simplement ainsi que le jugement du tribunal administratif du 12/12/2012, donnant ainsi totalement raison à l’action intentée par l’ Union Locale CGT, sur la base d’arguments de fond qui contredisent ceux du texte de la nouvelle délibération.

Le minimum aurait été de la retirer de l’ ordre du jour, et comme je l’ ai proposé de recevoir l’ Union locale CGT, voire de la faire auditionner par la commission municipale chargée des questions économiques qui a été créé dans le cadre du réglement intérieur voté le 22 Mai 2014.

Après tout, elle est dans son rôle légitime de défense des droits des salariés, elle a obtenu gain de cause dans cette action et mérite considération de la part des élus.

Inutile pour au moins 2 raisons : 

La préfecture n’ aurait pas fait appel dans les délais requis.

On voit mal un représentant de l’ Etat, en l’occurence le Préfet du Nord, prendre délibérement un arrêté en pleine connaissance de son illégalité.

Plus globalement, nous avons tous conscience de la situation difficile du commerce roubaisien.

Après les débats de la campagne municipale et les promesses de toute nature, nous avons surtout besoin d’ engager rapidement un débat public sur les mesures que comptent prendre la nouvelle majorité pour la  dynamisation du commerce roubaisien  et du centre ville.

Slimane TIR