Lettre ouverte aux sportifs

Lettre ouverte aux sportifs amateurs, et aux amateurs de sports, aux clubs et à leurs nombreux bénévoles, à tous ceux qui pratiquent une activité physique.

À l’occasion des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, les militants Nord-Pas de Calais Picardie d’Europe écologie Les Verts, du Parti de Gauche-Front de Gauche, de Nouvelle Donne, de la Nouvelle Gauche Socialiste et de plusieurs collectifs de citoyens, ont décidé de se rassembler pour construire une alternative citoyenne, écologiste et solidaire pour notre région.

Notre projet est construit par et pour les habitants de la nouvelle grande région.
10 forums participatifs ont été organisés, et ont permis de recueillir plus de 850 propositions à partir desquelles nous avons élaboré notre programme.
Cette lettre ouverte que nous vous adressons aujourd’hui nous donne l’occasion de détailler les propositions de notre programme.
Le Nord-Pas de Calais Picardie fourmille de clubs et associations sportives : plus de 14 400 sont recensés (9 654 en Nord-Pas de Calais et 4 837 en Picardie), dans 80 disciplines et plus de 1,3 millions de personnes y sont licenciées. Chaque jour, en particulier les week-ends, les rencontres et compétitions se déroulent un peu partout sur le territoire, avec l’aide d’innombrables bénévoles qui font tourner les clubs et rendent possibles cette véritable fabrique de lien social.

Dans un autre registre, les habitants sont de plus en plus nombreux à pratiquer une activité physique, soit en dehors des structures organisées (randonnées, balades à vélo, footing, …), soit dans des salles spécialisées, qui se développent un peu partout et témoignent d’une volonté croissante de se bouger, de pratiquer une activité physique.
Enfin, notre territoire est doté de nombreux équipements, dont certains très prestigieux, et qui ont nécessité le lourds investissements financiers : Arena Stade couvert (Liévin), Grande Aire de glace du Coliséum (Amiens), Vélodrome couvert Stablinski (Roubaix), Grand Stade Pierre Mauroy (Villeneuve d’Ascq), Plateau multisport (Cayeurs sur Mer), Stade Bollaert (Lens), Stade Nungesser (Valenciennes), Complexe sportif Levindray (Laon), Dojo régional (Amiens, Wasquehal), Piscine Aqu’aab (Abbeville), base nautique ( Loeuilly).

Dans les Régions actuelles, les budgets consacrés à la politique sportive sont de 25,5 millions d’euros dans le Nord-Pas de Calais et de 10,2 millions d’euros en Picardie
Partant de ce constat rapidement évoqué, notre conviction est que oui une politique sportive écologiste et solidaire est possible !

Le sport ne se réduit pas aux millions d’euros du sport-spectacle ou aux évènements ultra médiatisés. Facteur d’épanouissement, de santé, vecteur d’éducation, d’émancipation, de lien social, d’intégration. La pratique sportive et l’activité physique sont aussi porteuses de valeurs humanistes : le respect, la solidarité, l’autonomie des personnes.
À nos yeux, l’enjeu d’une politique sportive régionale est d’investir prioritairement sur la pratique physique ouverte à tous, en affichant des objectifs précis de sobriété financière, de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, de respect de l’environnement local (populations, patrimoine, espaces naturels), de transparence et de participation dans la gouvernance des instances.

Nos propositions s’articulent autour de 4 axes principaux :

• Priorité au sport pour tous, au sport bien être
Les bienfaits d’une pratique physique ou sportive ne sont plus à démontrer, en matière de santé, d’équilibre personnel, de lien social, de citoyenneté. Pour développer et encourager ces pratiques, nous proposons de développer l’accès libre (ou à faible coût) des équipements existants : stades, piscines, terrains municipaux … et de soutenir les initiatives locales, tels que les parcours sportifs et terrains de jeux dans les parcs urbains, les sentiers de randonnées et parcours cyclotouristes dans les territoires ruraux, etc.

• Soutien aux clubs et aux pratiques amateurs
Les clubs et associations sportives sont des acteurs majeurs pour permettre l’accès au sport par le plus grand nombre. Nous mettrons en place un plan ambitieux en faveur des clubs, afin de leur permettre d’accueillir un nombre croissant de sportifs amateurs.
Nous créerons un chèque sport pour favoriser l’inscription des lycéens et des apprentis dans un club. Son montant se situera environ à 30€.

Les critères d’attribution des subventions seront revus, dans l’objectif d’encourager en priorité l’accueil du plus grand nombre dans de bonnes conditions, et pas seulement de récompenser le niveau de performance atteint. Une attention particulière sera apportée à l’ouverture des clubs en direction des personnes éloignées des pratiques sportives, à la création de sections féminines, notamment dans les sports très « genrés » (comme par exemple le rugby, le football, …).

Des aides spécifiques seront mises en place pour encourager l’accueil de personnes en situation de handicaps (aide à l’équipement, formation spécifique des entraîneurs, …).

• Promotion des sports et des pratiques sportives compatibles avec nos valeurs
Nous soutiendrons les actions de lutte contre toute forme de discrimination dans le sport et encouragerons le principe de l’égalité femmes / hommes.
Des critères précis d’éco-responsabilité permettront de prioriser les manifestations sportives soutenues (par exemple : encouragement aux transports collectifs et au co-voiturage des participants et du public, limitation des déchets produits, restauration faisant appel aux structures de proximité, …). Il sera mis un terme aux subventions régionales versées aux sports et pratiques sportives ayant un impact important sur l’environnement, notamment les sports carbonés (rallyes automobiles, motocyclisme, karting …).

Nous poursuivrons et étendrons au Nord-Pas de Calais les actions de promotion du sport de nature déjà développées en Picardie.

En matière d’équipements, les constructions et rénovations de stades, de salles spécialisées, de piscines … devront s’inscrire dans le cadre d’une stratégie lisible et cohérente à l’échelle régionale, et dans le respect des normes environnementales (notamment HQE).

Une vigilance particulière sera apportée au respect de l’équilibre territorial, afin d’organiser le maillage harmonieux des équipements, manifestations et évènements sportifs sur l’ensemble du territoire.

Mise en place d’une gouvernance régionale

Nous mettrons en place une gouvernance à l’échelle de la région, afin de faciliter le dialogue entre toutes les parties prenantes : collectivités, ligues, fédérations, Comité régional olympique et sportif, institutions, représentants des bénévoles, … L’enjeu sera d’associer ces parties prenantes dans l’élaboration de la politique sportive régionale, le suivi de sa mise en œuvre et de mieux coordonner les interventions des uns et des autres. Cette concertation approfondie (et permanente) permettra en particulier d’établir les priorités de l’intervention régionale et de les faire largement connaître.
Elle est aussi nécessaire pour éviter la multiplication de grands équipements en concurrence à quelques kilomètres les uns des autres, quand d’autres territoires sont sous-dotés.

Vous l’aurez compris, notre volonté est de développer une politique sportive régionale ouverte sur la population, vecteur de bien-être individuel et collectif.
Persuadée que vous partagerez cette ambition, nous sommes à votre disposition pour en discuter avec vous et approfondir nos échanges.

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement “Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire”

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Lettre ouverte aux acteurs de la formation professionnelle et de l’éducation permanente

À l’occasion des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, les militants Nord-Pas de Calais Picardie d’Europe écologie Les Verts, du Parti de Gauche-Front de Gauche, de Nouvelle Donne, de la Nouvelle Gauche Socialiste et de plusieurs collectifs de citoyens, ont décidé de se rassembler pour construire une alternative citoyenne, écologiste et solidaire pour notre région.

Notre projet est construit par et pour les habitants de la nouvelle grande région.
10 forums participatifs ont été organisés, et ont permis de recueillir plus de 850 propositions à partir desquelles nous avons élaboré notre programme.

Cette lettre ouverte que nous vous adressons aujourd’hui nous donne l’occasion de détailler les propositions de notre programme.

Aujourd’hui plus que jamais, l’éducation permanente et la formation professionnelle sont des leviers puissants pour rétablir de l’équité, du lien social, du mieux vivre ensemble.
Ce vaste champ est un espace vivant, évolutif, complexe. Il ne peut donc s’agir que de co-construire, de créer les conditions d’une mobilisation de l’ensemble des compétences d’un tissu d’acteurs particulièrement riche et de favoriser la parole des bénéficiaires dans leur diversité.

Depuis 1983, les lois de décentralisation qui se sont succédées ont transféré aux Conseils régionaux diverses compétences en matière de formation professionnelle. Dernièrement, la loi du 5 mars 2014 permet aux régions d’être de véritables autorités organisatrices de la politique régionale d’accès à l’apprentissage et à la formation professionnelle des jeunes et des adultes à la recherche d’un emploi ou d’une nouvelle orientation professionnelle.
En Nord-Pas de Calais-Picardie, plus de 500 millions d’euros seront consacrés à la formation professionnelle et l’éducation permanente. Ce sera le 3ème budget de la collectivité, après les lycées et les transports.

La philosophie générale de nos propositions s’articule autour de 4 finalités :
Redéployer de la capacité d’innovation en créant de nouvelles opportunités sur le champ de la formation professionnelle et de l’éducation permanente ;

cette innovation doit être au service de tous quel que soit le niveau initial.
Renforcer la qualité de l’offre de formation :

• en accompagnant les mutations pédagogiques,
• en donnant de la perspective et de la visibilité à moyen terme à l’appareil de formation,
• en rendant aux organismes un vrai statut de partenaire des pouvoirs publics,
• en les restaurant comme force de proposition, fonction que les procédures de marché public ont eu beaucoup trop tendance à défaire.

Clarifier les missions de chacun : Il appartient aux entreprises et aux branches professionnelles de prendre en charge la formation des salariés et aux pouvoir publics celle des demandeurs d’emploi et des salariés très précaires. Pour autant il est indispensable de favoriser les échanges entre dispositifs en direction des demandeurs d’emploi et dispositifs en direction des salariés portant sur les évolutions des métiers, les contenus et modes de formation.

Penser parcours et non dispositif. Quand il y a une opportunité d’accès à l’emploi, il est primordial de construire des parcours différenciés, adaptés aux différents profils et niveaux de formations. Construire exclusivement les parcours le plus court possible va forcément privilégier les personnes déjà les plus qualifiées. C’est une des rares situations où le « circuit court » systématique est générateur d’exclusion.

Voici nos principales préconisations :

• Accompagner les mutations en cours, sécuriser les parcours

Les transformations économiques en cours induisent des mutations sociales de grande ampleur. Les relations à l’emploi sont de moins en moins stables en raison de la recherche d’une plus grande flexibilité productive : multiplication des contrats précaires, éclatement des statuts, émergence de nouvelles formes d’emploi. La mobilité des salariés s’est accrue. Elle est particulièrement forte en début de vie active, dans la phase d’insertion professionnelle, mais elle touche aussi de nombreux adultes dont le parcours professionnel est de plus en plus marqué par des ruptures de toutes sortes et en particulier les femmes qui sont beaucoup plus concernées par l’irrégularité croissante des carrières.

Les nouvelles technologies et les changements dans l’organisation des entreprises transforment radicalement le contenu du travail. Au cours de l’ère industrielle, la productivité reposait sur la division du travail et l’automatisation ; dans la société de l’information elle est fondée sur le savoir, sur la diffusion massive des technologies. Dans presque tous les domaines, il est attendu des salariés qu’ils fassent preuve de plus d’autonomie, qu’ils soient mieux formés et qu’ils soient capables de définir et de planifier une grande diversité de tâches.

Les risques d’exclusion d’une partie de la population ne sont pas négligeables face à la dimension plus « communicationnelle » et abstraite du contenu du travail. C’est donc la capacité à mobiliser les savoirs acquis face à des situations de travail très évolutives qui s’avère déterminante.

Dans ce contexte, la formation continue doit permettre à chacun de mettre à jour des connaissances en perpétuelle évolution ; elle doit aussi faciliter la progression des compétences à travers la confrontation permanente des savoirs construits dans l’action et des savoirs formels. L’idée de formation tout au long de la vie traduit cette orientation.

• Accompagner les évolutions de compétences et l’accès aux 50 000 emplois que nous créerons en 5 ans grâce à la transition écologique et sociale

Les métiers liés à la transition écologique et sociale connaissent une croissance sensible. Cette évolution sera encore renforcée par les urgences environnementales et climatiques de plus en plus aiguës et qui trouveront réponses, en partie au moins, dans les mesures d’appui au développement économique que nous comptons impulser dans ces secteurs. Nous pensons qu’il est indispensable de renforcer les travaux et études réalisées en lien avec les branches professionnelles afin de partager et renforcer notre connaissance des évolutions concernant les métiers, et des impacts sur l’emploi.

Il est avéré aujourd’hui que ces nouvelles questions affectent tous les niveaux de compétence en entreprise (nouveaux modes d’organisation, nouvelles connaissances technologiques, nouvelles façons de concevoir les produits de les mettre en œuvre) et par conséquent tous types de salariés. Des opportunités d’emploi vont y correspondre, pour tous les niveaux de formation.

Nous proposons donc en complément des dynamiques déjà à l’œuvre :

• De systématiser la contractualisation d’un volet « formation professionnelle » avec chacun des pôles d’excellence et de compétitivité et plus largement d’étendre ce principe à chacun des dispositifs d’appui au développement économique d’un secteur donné soutenu par la Région. Ce volet doit inclure une dimension d’ingénierie – voir d’innovation pédagogique – ouverte sur tous les niveaux de qualification.

• De penser un dispositif qui, sans nécessairement se limiter aux premiers niveaux de qualification, s’inspire des acquis des dispositifs « Nouvelles qualifications » qui articulaient réponses à des besoins de nouvelles compétences au sein des entreprises, innovation pédagogique et accès à l’emploi de publics de divers horizons professionnels et/ou de niveaux de formation.

• De saisir toute situation nouvelle dans un secteur donné pour introduire des expérimentations qui associent formation de salariés et de demandeurs d’emploi. L’objectif est à la fois de garantir un accès le plus large possible à ces nouvelles opportunités, et d’enrichir et partager l’ingénierie pédagogique liée à ces évolutions. Par principe, ne laisser pour compte ni les salariés ni les demandeurs d’emploi de faible niveau (en terme de compétences clé ou de qualifications professionnelles), en initiant de nouveaux parcours de formation diversifiés dans leurs contenus et leurs durées pour l’accès à une même qualification ou certification.

• Considérer les organismes de formation comme partenaires et non pas uniquement comme prestataires.

La législation en vigueur implique que l’essentiel des programmes de formation soient élaborés dans le cadre des marchés publics.

Nous ne nions pas que l’offre de formation en mode subvention, qui ne faisait pas l’économie d’une mise en concurrence des organismes de formation, avait ses limites et que la qualité de la formation n’était pas toujours au rendez-vous. Pour autant les procédures de marchés publics sont ou ont été souvent destructurantes et appauvrissantes. Mais à ce jour, elles s’imposent à nous.

Nous aurons avec la fusion des régions, la coexistence des trois modes possibles (Marché avec allotissements, Délégation de service public, Mandatement avec octroi de droits spéciaux). Chacun a, a priori des points forts et des points faibles.

Tous nécessitant du temps à être mis en œuvre, nous ne voulons pas déstabiliser une fois de plus l’appareil de formation et nous allons faire de cette situation de fusion un atout (la Picardie et le Nord-Pas de Calais ont choisi des voies différentes) en mettant en place un dispositif large et concerté d’évaluation comparative des trois systèmes.

Celui-ci devra couvrir : les dimensions pédagogiques, la qualité de la formation dispensée en regard des publics accueillis, les résultats obtenus, apprécier l’impact de l’environnement de la formation (orientation, accompagnements..) et s’attacher in fine à mesurer la capacité des dispositifs à accueillir et faire progresser, ou pas, les différents types de publics, sans exclusive.

• Enrichir la gouvernance et l’ancrer sur les territoires

Il est acquis aujourd’hui que l’ensemble des travaux menés dans le cadre du CPRDFP (contrat de plan régional pour le développement des formations professionnelles), devenu CPRDFOP (contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles), constitue une base de qualité pour poser les grandes orientations en matière de formation professionnelle et nourrir une forme de gouvernance de niveau régional.

Nous souhaitons enrichir ces bases en renforçant le dialogue avec les territoires. Nous travaillerons donc à la mise en place d‘un espace de dialogue au niveau local pivot d’une gouvernance partagée.

Quelle gouvernance ?

Ces instances seront quadripartites, à l’écoute des représentants des bénéficiaires et des bénéficiaires potentiels non-salariés (voir plus bas chapitre expression des bénéficiaires et démocratie participative). Elles rassembleront des élus du territoire, les représentants des pouvoirs publics, de l’appareil de formation, les partenaires sociaux.

Quels rôles donner à cette gouvernance ? Elle aura pour rôle de fédérer les moyens et les compétences des différentes parties prenantes. Elle aura capacité à mener des diagnostics locaux partagés, se nourrira des diverses instances territoriales liées à l’aménagement du territoire, au développement économique, … Elle pourra être un espace de coordination de moyens pour, par exemple, renforcer et enrichir la qualité de l’accompagnement de la formation (accès à la culture, au tissu associatif, aux dispositifs à caractère social, aux moyens de déplacements…), coordonner des opérations spécifiques portant sur l’illettrisme ( voir chapitre correspondant ), repenser, ou à minima soutenir une éducation permanente ancrée dans la vie des territoires et favorisant les solidarités, l’accès à la culture et le mieux vivre ensemble.

• Ramener en 6 ans l’illettrisme en deçà de ce qu’il représente au niveau national

Le Nord-Pas de Calais ainsi que la Picardie supportent parmi les plus fort taux d’illettrisme du pays (11% de la population régionale, contre 7% en France métropolitaine) et de difficultés en compétences de base (24% de la population, contre 18% en France métropolitaine).

L’objectif est de ramener en 10 ans ces taux en dessous des taux de la France métropolitaine.

Il est entendu que la lutte contre l’illettrisme ne concerne pas, loin s’en faut, que l’appareil de formation permanente, même si ce dernier a une place importante à prendre considérant que les plus forts taux d’illettrismes se retrouvent aujourd’hui chez les adultes.
Nous voulons faire de cette question un enjeu majeur et nous inspirer des démarches expérimentales menées dans le cadre de la TESR (Transformation écologique et sociale régionale). Cette démarche s’affranchit des champs de compétences traditionnels des différentes institutions. Elle s’appuie sur l’identification d’un enjeu primordial, pour lequel il est impératif de construire et mettre en œuvre des solutions nouvelles et robustes, sur la base d’une mobilisation des parties prenantes (collectivités, institutions, représentants de l’éducation permanente et de la formation professionnelle, …).

• Ré-examiner les besoins des populations arrivées récemment sur le territoire.

La réalité sur cette question a changé, elle est aujourd’hui en forte évolution. Même si cela n’est pas de la compétence de la Région, il apparaît nécessaire que soit garanti un accès à la maîtrise du français pour ces personnes. Nous souhaitons donc dans un premier temps un partage et une mise à plat des informations sur ce thème et la définition de solutions à la hauteur des nouveaux enjeux d’intégration des migrants récents.
• Permettre et encourager l’expression des bénéficiaires & la démocratie participative
En complément de ce que la loi impose en matière de représentation et d’expression des stagiaires, nous mettrons en place un dispositif de démocratie participative des bénéficiaires et bénéficiaires potentiels s’appuyant sur les processus de tirage au sort déjà expérimentés à de nombreux endroits.

Pour rappel ce processus se déroule en 3 temps : une période de formation sur thème considéré, une période d’élaboration de propositions/préconisations, et un temps de restitution de celles-ci.

Accompagner les projets individuels

Même si la finalité première et structurante de la formation permanente reste pour nous de rendre possible l’accès à l’emploi, nous souhaitons pouvoir accompagner aussi des projets individuels liés à une réorientation ou à une perspective d’activité favorisant le mieux vivre ensemble.

Dans un premier temps cette démarche sera expérimentée sur un territoire et sur des effectifs limités. Elle est individuelle et pourrait être activée notamment, mais pas exclusivement, à partir de la maturation d’un projet travaillé dans le cadre du dispositif « compétences de bases ».

Vous l’aurez compris, notre conception de l’éducation permanente et de la formation professionnelle s’articule d’une part autour d’un objectif d’émancipation individuelle et collective, et d’autre part autours d’outils de compréhension du monde et de ses enjeux. Cela passe par des outils d’expression et de création, des outils pour agir, des moyens pour dépasser les a priori et comprendre l’autre dans son altérité et ses différences, des outils de protection contre toutes formes de manipulation (médiatique, religieuse, politique …).

Dans un contexte de crise économique, sociale et environnementale, la formation constitue un enjeu majeur qui contribue au développement économique des territoires tout en permettant l’évolution professionnelle des individus tout au long de leur vie. L’orientation et la formation ne doivent plus sélectionner par l’échec, mais au contraire s’appuyer sur toutes les réussites.

Nous serons particulièrement attentifs aux publics les plus affectés par le chômage de longue durée, qui n’ont pas de qualification reconnue et adaptée au marché du travail. Ces personnes, en général jeunes, cumulent souvent d’autres difficultés sociales. C’est pourquoi nous aurons, pour nos concitoyens les plus fragilisés au regard de leur insertion sociale et professionnelle, la volonté de mettre en place de véritables parcours de formation, assortis d’un accompagnement pédagogique, culturel et social.

Persuadée que vous partagerez cette ambition, nous sommes à votre disposition pour en discuter avec vous et approfondir nos échanges.

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement “Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire”

Lettre ouverte aux membres de la communauté lycéenne

À l’occasion des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, les militants Nord-Pas de Calais Picardie d’Europe écologie Les Verts, du Parti de Gauche-Front de Gauche, de Nouvelle Donne, de la Nouvelle Gauche Socialiste et de plusieurs collectifs de citoyens, ont décidé de se rassembler pour construire une alternative citoyenne, écologiste et solidaire pour notre région.

Notre projet est construit par et pour les habitants de la nouvelle grande région.
10 forums participatifs ont été organisés, et ont permis de recueillir plus de 850 propositions à partir desquelles nous avons élaboré notre programme.

Cette lettre ouverte que nous vous adressons aujourd’hui nous donne l’occasion de détailler les propositions de notre programme.

Pour présenter les grandes orientations de notre programme en faveur de la communauté lycéenne, nous avons choisi de nous adresser à l’ensemble de ses membres : personnels, parents et élèves. La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie sera la région la plus jeune de France (2 habitants sur 5 ont actuellement moins de 29 ans). Ses élus auront sous leur responsabilité de très nombreux domaines, comme la gestion matérielle des lycées, la politique de l’apprentissage, la carte des formations supérieures et l’orientation.

Or, le système éducatif, dans notre grande région, est confronté à des difficultés réelles, qui entravent la réussite scolaire de nombreux jeunes : décrochage scolaire, inégalités sociales, disparités géographiques,… Nous devons donc être à la hauteur de ces enjeux.
Notre région a déjà des atouts pour remporter le défi de la réussite pour tous. De nombreux dispositifs ont déjà été mis en place en Picardie et en Nord-Pas-de-Calais : soutien aux activités sportives et culturelles, aides à la mobilité internationale,… Nous proposons de les amplifier et de les faire connaître davantage aux lycéens pour qu’ils puissent en bénéficier. C’est également à Calais qu’a été construit le tout premier lycée à haute qualité environnementale, sous la présidence écologiste de Marie-Christine Blandin.

1) Un cadre sain, durable et agréable pour les lycéens et les personnels.

Dès leur construction, les lycées doivent répondre à des critères environnementaux stricts (matériaux utilisés, économies d’énergie…) et avoir une très haute qualité environnementale. Un vaste plan de rénovation thermique des lycées existants sera une priorité régionale. C’est une question essentielle pour préserver notre santé , limiter le dérèglement climatique mais aussi réduire les charges qui pèsent sur les lycées.
Nous devons amplifier la lutte contre les éventuels gaspillages d’eau, d’aliments et d’énergie. La gestion des déchets fera l’objet d’une vigilance commune : recyclage, réduction des déchets, politique de réemploi, installation d’unités de compostage… Les personnels et les élèves seront sensibilisés à ces questions.

Le nettoyage des locaux doit être effectué avec des produits sans nocivité, et l’entretien des espaces verts dans les lycées et CFA doit être effectué sans pesticides.

Un « Agenda 22 Accessibilité Handicap » permettra de faire en sorte que tous les lycées soient intégralement accessibles aux personnes en situation de handicap, au plus vite.
Nous créerons des zones blanches sans ondes électromagnétiques dans les lycées et CFA. Nous accroîtrons le développement des connexions internet par le biais du filaire.
Nous instaurerons une alternative végétarienne à chaque repas dans les cantines des lycées (avec formation des personnels de restauration). Nous mettrons en place une centrale publique d’achat régionale pour regrouper les commandes des lycées. Nous voulons qu’à terme, 50 % des repas soient composés d’aliments bios issus de l’agriculture locale.

Nous promouvrons la création de potagers et l’installation de ruches dans les lycées. Nous alignerons les régimes des TOS des lycées au mieux-disant.

2) De meilleures conditions de vie et d’études pour les lycéens

De nombreux lycéens viennent à leur établissement en train ou en bus. Nous souhaitons la gratuité de tous les trains régionaux pour les moins de 26 ans, et la gratuité des transports scolaires. Nous veillerons également à ce que les transports en commun soient bien présents sur l’ensemble du territoire, et à ce que les horaires des trains régionaux soient bien respectés. Un renforcement de la présence humaine dans les gares et les trains permettra de garantir la sécurité de ces lieux. Par des mesures concrètes, nous encouragerons également les déplacements en co-voiturage ou à vélo.

Nous développerons des partenariats internationaux dans tous les lycées. Nous maintiendrons, amplifierons et développerons les systèmes de bourses de mobilité internationale, pour des échanges linguistiques, des séjours d’études et des stages à l’étranger.

Nous créerons un chèque sport pour favoriser l’inscription des lycéens et apprentis en club. Nous développerons les aides à la résidence, à la création et aux projets locaux dans les lycées. L’accès des lycéens à la culture sera financé et facilité.

Nos élus participeront activement aux instances de concertation dédiées avec la jeunesse, comme les Conseils Académiques de Vie Lycéenne ; et ils seront à l’écoute des besoins précis des personnels et des lycéens.

A tout âge, l’accès à la santé est primordial. Nous impulserons une politique de lutte contre les addictions, et de prévention du suicide chez les jeunes. Nous faciliterons l’accès à la contraception masculine et féminine dans l’ensemble des lycées et CFA de la région. Nous renforcerons l’accès à l’IVG sur l’ensemble du territoire régional, en subventionnant l’achat d’échographes et la création d’unités fonctionnelles.

3) Une politique éducative efficace et citoyenne, pour la réussite de chaque élève.

Nous favoriserons les actions d’éducation au développement durable, ainsi qu’à la connaissance de notre patrimoine naturel.

Notre patrimoine linguistique sera également l’objet d’une attention soutenue : nous impulserons une politique d’initiation et d’approfondissement en langues picarde et flamande.

Nous nous engageons dans la lutte contre toutes les discriminations, en partenariat avec les associations grémentées par le ministère de l’Education nationale et/ou par les recteurs de la grande région. Nous participerons à la sécurisation du fonctionnement et des emplois de ces associations.

Nous étendrons les dispositifs de tutorat par les pairs afin d’accompagner les lycéens et étudiants dans leur réussite.

Nous favoriserons les relations entre l’Education nationale et les associations d’éducation populaire et/ou d’aide aux élèves en difficulté.

Nous lancerons un plan régional d’envergure pour lutter contre l’illettrisme, par l’accès à la formation, la promotion de la lecture et le soutien aux initiatives culturelles en ce sens.
Nous soutiendrons également les associations d’accompagnement aux migrants et aux réfugiés qui aident les lycéens et leurs parents à maîtriser davantage la langue française.
Nous développerons les écoles de la seconde chance pour lutter contre le décrochage scolaire

Les structures d’orientation de proximité doivent être maintenues sur l’ensemble du territoire. Nous déploierons ainsi un service public régional de l’orientation, notamment ouvert aux métiers de la transition écologique et sociale.

4) Une gestion transparente et participative, au service de toute la région.

Nous considérons que l’éducation doit être une priorité régionale, et les moyens financiers qui lui sont alloués par la région ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de l’austérité. Il faut continuer à donner aux fonctionnaires territoriaux et d’Etat les moyens d’accomplir leur mission avec grand professionnalisme. Cela nécessite une gestion transparente, efficace et participative de l’argent public.

Nous nous engageons à coopérer étroitement avec les représentants des personnels (syndicats), des parents et des lycéens, ainsi qu’à nous tenir à l’écoute des collectifs locaux qui nous alerteraient sur des problématiques sociales ou environnementales liées aux lycées.

Nous étendrons le budget participatif des lycées à l’ensemble des établissements. Il permet à la communauté éducative de décider ensemble, après concertation et vote, des choix d’équipement et de rénovation dans leur établissement.

Nous créerons une plate-forme numérique régionale d’accès à l’ensemble des données de la Région en open data, et nous privilégierons systématiquement l’utilisation de logiciels libres au sein des lycées de la région.

Il serait inconcevable que la grande région soit uniquement gérée depuis Lille : le service public de l’éducation et son administration territoriale doivent être présents dans toute la grande région, y compris à Amiens.

Par ailleurs, nous aménagerons un plan régional de formation qui assure un ensemble de formations équitablement réparti sur tout le territoire et diversifié. En complément, nous assurerons une aide à la mobilité régionale pour les lycéen-ne-s, notamment par le biais de la gratuité des trains régionaux.

Nous respecterons la loi relative au financement des lycées privés, mais mettrons un terme aux subventions extralégales accordées aux établissements privés, qui ont actuellement un budget moyen de 30% supérieur à celui des lycées publics.

Nous favoriserons le maintien des enseignants dans la grande région, par une politique d’accueil, d’aide et d’accompagnement envers les personnels nouvellement arrivés et les étudiants des métiers de l’enseignement.

5) Faciliter l’insertion des jeunes dans le monde professionnel.

Les perspectives professionnelles des lycéens doivent être nombreuses et diverses. Nous encouragerons les formations orientées vers l’emploi de qualité, durable et non-délocalisable, dans les domaines d’avenir : carrières sanitaires et sociales, énergies renouvelables, transports doux, agriculture paysanne, filière forêt-bois, tourisme rural, maritime, culturel et patrimonial.

Nous ouvrirons davantage de places dans les formations aux métiers du sanitaire et du social.

Nous apporterons une aide financière et technique à la création d’entreprises innovantes, dans le cadre de l’entrepreneuriat social, écologique et coopératif.

L’apprentissage ne doit pas être une filière suivie par défaut, mais un véritable choix de l’élève qui lui permette de suivre une formation de qualité en établissement et en entreprise. Nous soutiendrons les filières d’apprentissage des métiers verts et développerons les passerelles et possibilités de reprise d’études en apprentissage. Nous veillerons également aux conditions de travail des apprentis.

Les lycéens sont notre avenir, et ils constituent l’une des grandes forces de notre région : nous devons leur assurer des conditions d’études motivantes, et leur donner des perspectives pour leur insertion professionnelle. La région, par son implication dans la bonne gestion des lycées, doit être à la hauteur du professionnalisme des personnels éducatifs, du dévouement des familles et de l’investissement des lycéens.

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement “Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire”

Lettre ouverte aux associations environnementales

L’extinction de la biodiversité et les émissions massives de gaz à effet de serre (carbone, méthane…) menacent directement nos conditions de vie sur la planète. Notre région n’est pas à l’abri : notre santé, notre économie, notre forêt, nos factures énergétiques, les territoires, notre urbanisme sont déjà sous pression. Les coûts humains et sociaux liés à la dégradation de l’environnement augmentent considérablement et touchent inégalement les populations, selon leur origine sociale et géographique. Alors que l’espérance de vie en bonne santé régresse, le coût de la pollution, s’il est économique, est surtout sanitaire. Dans une région où la pollution de l’air coûte à chaque habitant entre 6 mois et un an d’espérance de vie, il est urgent d’offrir un cadre de vie plus sain à chaque citoyen sans distinction.

La lutte contre le dérèglement climatique se fait chaque jour plus nécessaire. Notre région est très exposée aux aléas climatiques, aux îlots de chaleur, au gonflement ou retrait d’argiles, à l’érosion des côtes et au risque de submersion marine. La montée des eaux est un enjeu majeur en Nord Pas de Calais – Picardie où de larges parties de nos terres sont situées en dessous du niveau de la mer. Ajoutons à cela les risques technologiques d’un territoire très artificialisé : présence de la centrale nucléaire de Gravelines, d’industries polluantes, de plus de 140 sites Seveso, risque d’exploitation des gaz de couche : le cocktail est explosif. Il est urgent de faire de notre région une terre d’innovation dans la lutte contre le dérèglement climatique et d’adaptation aux conséquences déjà en cours.

La biodiversité constitue le tissu vivant de notre planète et la nature nous fournit gratuitement un nombre considérable de services. Les dégâts causés aux écosystèmes par l’activité humaine risquent pourtant d’être irréversibles : effondrement des ressources marines, appauvrissement et érosion des sols, disparition des abeilles et des pollinisateurs… L’état d’urgence doit être déclaré. Il faut réorienter en profondeur les politiques publiques en y intégrant systématiquement la biodiversité, notamment dans les infrastructures de transport, l’urbanisme, l’agriculture, l’eau… La région Nord-Pas-de-Calais est la moins boisée de France, avec seulement 9% de sa surface. La Picardie fait un peu mieux avec 16%, mais reste loin de la moyenne nationale de 30% ! Il ne s’agit pas d’un objectif de reforestation, mais un indicateur, parmi tant d’autres, de l’état de notre patrimoine commun, la nature. Les seules politiques de préservation des espaces et milieux remarquables ne seront plus suffisantes. Nous accorderons la même attention à la nature ordinaire de nos villes, de nos campagnes, de nos rues et de nos jardins. La nature à proximité de chez soi est non seulement nécessaire et utile, mais c’est un droit ! Nous avons vidé le coffre, trop d’espaces et d’espèces ont disparu. Nous devons les retrouver, recapitaliser notre région, sur terre et en mer.

Nos propositions :

• Réduire drastiquement les gaz à effets de serre

La Région amplifiera sa politique de sobriété, de réduction des consommations énergétiques et de développement des énergies renouvelables. La transition énergétique permettrait la création de 60.000 emplois à l’horizon 2050.

Économiser l’énergie : 30 000 emplois d’ici 2050, éradication de la précarité énergétique.
Rénover et isoler les maisons et les immeubles, construire des bâtiments très économes, utiliser du bois élevé et transformé dans notre région… Toutes ces solutions permettent non seulement de faire de considérables économies mais aussi de créer des emplois durables et non-délocalisables pour les habitants de la région. Plus de 2 millions de logements doivent être réhabilités énergétiquement : deux réhabilitations créent un emploi, c’est donc plus de 30000 emplois qui peuvent être créés entre aujourd’hui et 2050. Le tiers-financement calé sur les économies d’énergies réalisées permettra des réhabilitations financièrement neutres.

Développer les énergies renouvelables

Les éoliennes implantées en mer, le chauffage grâce au bois local ou à d’autres déchets agricoles locaux valorisés et la production d’électricité photovoltaïque représentent des filières d’avenir. Ces filières sont porteuses de nombreux emplois pour les habitants du Nord-Pas de Calais-Picardie, si elles ne sont pas au service de projets démesurés.
La géothermie, basse température ou sur eaux de mines, sera développée.

La création d’une filière de démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie permettra de répondre non seulement au risque de submersion qui menace Gravelines avec le dérèglement climatique, mais aussi de développer une filière et un savoir-faire à fort potentiel en France et à l’international.

L’investissement dans la production d’énergies renouvelables sera participatif et coopératif, au profit des habitants, des territoires et de leur développement.

Lancer un plan régional de transition écologique de l’industrie :

La recherche et l’innovation régionales seront massivement soutenues pour diminuer les consommations énergétiques et les déchets grâce à l’éco-conception et au recyclage.
Un fonds public régional d’investissement sera créé pour la transition et la relocalisation des activités industrielles.

Mettre en place un conseil régional de l’air
Nous créerons une instance décisionnaire avec les différentes collectivités de l’Euro-région capable de réagir très vite en cas de pic de pollution. Cette instance prendra des décisions afin de faire régresser les pics de pollution.
Développer les actions d’éducation et de sensibilisation
Nous développerons la formation à la santé environnementale, à une alimentation saine et à la prévention des risques notamment dans le champ de la médecine du travail, en relation avec les CHSCT (Comité hygiène sécurité et conditions de travail).
Lutte contre le gaspillage alimentaire
Un tiers des productions alimentaires sont jetées. Il faut sensibiliser à la réduction des déchets alimentaires, notamment dans les lycées mais bien sûr sur l’ensemble de la chaîne production-consommation.
• Vers une région débarrassée de ses pollutions
Interdire les OGM et les gaz de couche
Nous ferons de la Région une zone hors OGM et hors gaz de couche.
Risques électromagnétiques et électrosensibilité
Nous nous opposerons aux lignes à très haute tension et privilégierons les réseaux filaires au wifi.

Lutter contre les perturbateurs endocriniens

Nous développerons la prévention et favoriserons la recherche dans ce domaine.
S’appuyer sur les Points Environnement Conseil (PEC)

Nous accompagnerons les particuliers face aux enjeux de santé environnementale (OGM, perturbateurs endocriniens, ondes électromagnétiques…)

• Le sol est une ressource très limitée, nous devons stopper sa dégradation
Pollution, érosion, bétonisation, le sol n’en finit plus d’agoniser. Nous listerons les zones prioritaires de protection et de réhabilitation, nous modifierons les pratiques agricoles et sylvicoles inadéquates, empêcherons les impacts de l’expansion urbaine, industrielle et des « grands travaux ». Nous tendrons vers une région zéro pollution pour permettre aux sols de remplir leurs services écologiques et agricoles.
• Nous préserverons et restaurerons la nature et les services qu’elle fournit
Les Parcs Naturels Régionaux, dont la première mission est de protéger et valoriser le patrimoine naturel, culturel et paysager, seront soutenus comme la création du PNR de la Baie de Somme Trois Vallées.

Biodiversités remarquable et ordinaire seront une priorité

Une Agence régionale de la biodiversité sera créée.

Nous soutiendrons la réintroduction des espèces régionales disparues (comme le castor ou la loutre), la restauration et la préservation des milieux et des espèces, ordinaires ou remarquables.

Nature en ville

Nous redonnerons toute sa place à la nature en ville et aux services qu’elle fournit : isolation des bâtiments, régulation hydrique et et thermique, épuration de l’air, lieux de loisir, de détente et de découverte, contribution à la Trame Verte et Bleue…

Nous développerons la recherche régionale pour proposer des solutions innovantes adaptées aux territoires (traitement phonique et thermique, agriculture urbaine, qualité de l’air…)

Littoral et polders

Nous créerons un observatoire européen du trait de côte du détroit du Pas-de-Calais (Manche / Mer du Nord) avec la Normandie, la Flandre et le Kent.

Construire des digues ne suffit pas à répondre à la hausse du niveau de la mer et au risque de submersion marine. Nous devons reconstruire des barrières naturelles (dunes) et repenser l’aménagement de ce territoire.

Nous travaillerons avec les intercommunalités pour rénover les wateringues en nous appuyant sur le génie végétal (plantation de haies et d’arbres par exemple).
Accélérer la Trame Verte et Bleue, le Plan Forêt régional

Nous poursuivrons le développement de la Trame Verte et Bleue, le reboisement et sacraliserons les zones humides naturelles régionales. Nous continuerons de développer les Réserves Naturelles Régionales. Nous accompagnerons les territoires dans la mise en œuvre du Schéma Régional de Cohérence Ecologique.

Nous lancerons un plan de reconquête écologique des espaces dégradés sur l’ensemble des friches industrielles de la grande région.

• Amplifier le plan de lutte contre l’artificialisation
Nous protégerons les espaces naturels et les productions agricoles de proximité.
• Suspendre toute subvention aux fermes-usines et à l’élevage industriel
Nous lutterons contre des techniques de productions indignes et soutiendrons des formes d’élevages respectueuses du bien-être animal

Nous sortirons du modèle de développement qui, promesses après promesses, a échoué.
Notre région a accumulé les autoroutes (avec 2 fois plus de routes que la moyenne nationale), les industries polluantes, et a subi l’éradication des zones humides et de la forêt. Elle subit encore un trop plein de biocides, d’agriculture intensive, d’artificialisation. Et pourtant, le chômage n’a eu de cesse d’augmenter et les indicateurs sociaux et sanitaires de passer du rouge au cramoisi. Et certains en veulent encore : poursuite du nucléaire, extraction des dernières gouttes de gaz dans les dernières couches de charbon, suppression des normes environnementales dans l’agriculture ou l’urbanisme.

Si notre région ne peut résoudre à elle seule les crises planétaire, biodiversitaire et climatique, elle peut contribuer à leur résolution. Cette contribution permettra de nous adapter au dérèglement déjà en cours, et sera aussi une source de création d’emplois de qualité, durables et non délocalisables. Il ne s’agit pas de quelques emplois, mais de plusieurs dizaines de milliers : dans la réhabilitation énergétique des logements et des bâtiments, dans la production d’énergie renouvelable, dans l’agro-écologie, dans l’économie circulaire et de la fonctionnalité, dans le génie écologique, dans l’éco-tourisme…

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement “Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire”

Lettre ouverte aux artisans

Avec plus de 220 000 salariés dans les 70 000 entreprises artisanales, la Région Nord Pas de Calais – Picardie reste, en France, l’une des moins bien dotées en artisans. Et, qui plus est, la région a perdu plusieurs milliers d’emplois dans votre secteur ces dernières années.

Être artisan n’est pas facile au quotidien. Quel que soit votre métier, vous rencontrez des difficultés multiples :

• Difficultés d’accès aux marchés publics
• Difficultés à accéder aux emprunts nécessaires pour investir pour votre activité : locaux, matériel performant, véhicule, etc.
• Peu de temps et de moyens pour vous former aux nouvelles techniques et aux nouvelles technologies
• Difficultés à trouver des salariés formés et motivés ou encore de repreneurs

Cette situation n’est pas inéluctable. La liste « Le Rassemblement » entend à la fois restaurer et développer le tissu des entreprises, notamment artisanales.

Le programme régional de développement de l’artisanat lancé fin 2014 par les principales institutions n’est pas suffisant. Nous entendons aller beaucoup plus loin :

• Ouverture systématique des marchés publics de la région aux entreprises artisanales et à leurs groupements, notamment en allotissant.

• Création d’un Fonds d’Investissement Régional pour vous aider à financer vos investissements immobiliers (rénovation, extension, ré-aménagement de locaux), mobiliers (outillages et matériels spécifiques à votre activité professionnelle), et vos véhicules dédiés à l’activité professionnelle. Seront privilégiés les investissements qui s’inscriront dans une démarche de transition énergétique et écologique (éco-construction, véhicules propres, traitement des déchets, recyclage, etc.). Seront également privilégiés les investissements destinés à améliorer l’accessibilité des locaux professionnels.

• Faciliter votre accès au financement solidaire en synchronisant les dispositifs existants.

• Encourager les ménages, à travers la Société d’Economie Mixte de rénovation massive des logements, à s’investir dans la rénovation thermique, pour soutenir l’activité des artisans du bâtiment.

• Appui aux entreprises qui orienteront ou ré-orienteront leurs activités vers la transition écologique et sociale (éco-construction, éco-produits, utilisation d’énergies renouvelables, rénovation thermique des bâtiments, etc.).

• Accompagnement à l’intégration des nouvelles technologies en vous facilitant l’accès à l’information et à la formation.

• Soutien à l’organisation de coopératives immobilières afin de réintroduire l’activité artisanale dans les centre-bourgs. Ces coopératives pourront ainsi acquérir des locaux et les louer à des prix abordables.

• Soutien à la création et à la transmission d’entreprises artisanales.

• Le recrutement de collaborateurs compétents et motivés est souvent un obstacle au développement des entreprises artisanales, à leur transmission, à la création de nouvelles entreprises. Cet obstacle prend sa source dans le système scolaire, où l’orientation des élèves vers les métiers dits manuels (et sous-entendus non intellectuels) se fait sur la base des résultats scolaires (faibles) et non de la motivation de l’élève. Cette orientation négative trouve elle-même sa cause dans une croyance très répandue que la compétence requise par les métiers exercés dans l’artisanat ne nécessite que de l’habileté manuelle, alors qu’elle implique une activité intellectuelle importante et croissante. Nous travaillerons donc, avec vous, à lutter contre cette croyance en mettant en contact enseignants, conseillers d’orientation, parents, élèves, avec vos métiers, en valorisant la compétence exigée de ces métiers par de la communication appropriée et des rencontres.
• Les artisans sont parfois confrontés à un problème de transmission des savoirs et savoirs-faire. La Région les accompagnera pour se former à cette transmission.

Le développement de l’artisanat est, pour nous, une priorité, parce que les enjeux sont très importants. Vous êtes en première ligne dans la transition écologique, vous êtes au cœur de nos villes et au contact des familles, dans l’économie réelle, celle qui donne chaque jour du travail à nos habitants. Notre ambition est de vous soutenir et vous permettre de vous développer dans les meilleures conditions, mais aussi de vous permettre d’avoir une vie de qualité et de proposer des emplois de qualité.

Chaque jour en bâtissant, cuisant, servant, façonnant et proposant des services, vous construisez votre avenir et vous participez à celui de la Région.

Ensemble, construisons une région plus citoyenne, écologique, solidaire, soucieuse du bien-être des générations futures et guidée par une vision à long terme ! Ce qui donne sens à notre existence, c’est le projet, le défi. Ensemble, nous pouvons réaliser ce projet, relever ce défi !

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement “Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire”

Lettre ouverte aux apprentis et à leur famille, aux entreprises qui les accueillent et à leurs enseignants

À l’occasion des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, les militants Nord-Pas de Calais Picardie d’Europe Écologie Les Verts, du Parti de Gauche-Front de Gauche, de Nouvelle Donne, de la Nouvelle Gauche Socialiste et de plusieurs collectifs de citoyens, ont décidé de se rassembler pour construire une alternative citoyenne, écologiste et solidaire pour notre région.

Notre projet est construit par et pour les habitants de la nouvelle grande région.
10 forums participatifs ont été organisés, et ont permis de recueillir plus de 850 propositions à partir desquelles nous avons élaboré notre programme.

Le développement de l’apprentissage, sur le plan quantitatif et qualitatif fait partie intégrante de notre projet. Cette lettre ouverte que nous vous adressons aujourd’hui nous donne l’occasion de détailler nos propositions en la matière.

L’apprentissage est pour notre Rassemblement un sujet essentiel puisqu’il constitue une compétence centrale de la Région et un outil permettant aux jeunes attirés par un métier et qui veulent une formation sous contrat de travail, de trouver leur voie. Il doit être développé qualitativement et quantitativement, en luttant contre le décrochage, en garantissant un bon encadrement social et pédagogique, en offrant de bonnes conditions en matière de travail, de transport et d’hébergement.

L’apprentissage ne doit pas être une voie de garage pour des jeunes qui vont aller travailler chaque matin à reculons. Il doit être un choix et un facteur d’épanouissement. Beaucoup de formations en apprentissage dans le secondaire souffrent encore d’une image de « second choix » qu’il faut faire évoluer.

Nos propositions s’articulent autour de 3 axes principaux :

• Accompagner les apprentis dans leur parcours, veiller à leurs conditions de travail

Si l’apprentissage relève d’un choix réel, et que l’accueil dans l’entreprise est positif, l’apprenti sera satisfait et l’entreprise bénéficiera d’un apport efficace à son activité. C’est pourquoi il est essentiel de bien accompagner les jeunes dans leurs projets de formation et de leur présenter en amont la variété des formations qui peuvent exister, comme les avantages concrets de la formation par alternance.

Les jeunes doivent aussi être accompagnés et aidés pour saisir au mieux les codes de l’entreprise, pour comprendre la posture à adopter. Les missions locales le font déjà, mais il faut généraliser cet accompagnement pour mieux préparer les jeunes. Cela permet à la fois d’évaluer leurs attentes vis-à-vis de l’entreprise et de s’y adapter, mais aussi de le préparer aux attentes des entreprises.

Dans le cadre de cet accompagnement, la prise en compte des contraintes familiales est également essentielle. Une relation de confiance entre l’apprenti, sa famille, et l’entreprise doit être instaurée, c’est un gage de succès.

La qualité de l’accueil des entreprises va être déterminant, à la fois dans le bien-être de l’apprenti, dans la qualité des savoirs transmis et dans le parcours futur du jeune. Il faut, via les chambres consulaires, sensibiliser les entreprises à cet accueil des apprentis et former les encadrants pour lutter contre les échecs et les entreprises maltraitantes. L’apprenti est d’abord là pour se former, acquérir un savoir, un tournemain, mais surtout pas uniquement pour réaliser les basses besognes.

Enfin, il est essentiel d’ouvrir d’avantage les formations, de ne pas se cantonner aux métiers qui « embauchent » à court terme. Nous préconisons notamment de renforcer l’apprentissage dans les formations aux métiers de la transition écologique et sociale, qui vont connaître un important développement dans un futur proche et qui sont des vecteurs dynamiques d’emplois durables et non délocalisables. Il s’agit en particulier des métiers du bâtiment, du secteur des énergies renouvelables, de la filière bois, du numérique, ou encore des services à la personne.

• Conforter et renforcer les dispositifs existants

Pour développer les débouchés professionnels et faciliter l’intégration des jeunes en entreprise, un grand nombre de dispositifs existent déjà. Les missions locales mettent en place un accompagnement à l’alternance avec des stages pour faire découvrir des métiers, confirmer un projet ou vérifier l’acquis des « actes métiers ». Ces périodes d’immersion sont courantes et ont une véritable utilité puisqu’elles permettent de confronter le jeune à la viabilité de son projet. Il faut conforter ces dispositifs qui sont énormément sollicités.

Nous développerons l’accompagnement de tous les jeunes mineurs pour les sensibiliser aux contrats en alternance et aux possibilités de formation qu’ils offrent. Cette voie est d’autant plus essentielle qu’elle permet aux jeunes en difficulté scolaire de retrouver une image positive d’eux-mêmes et qu’elle offre l’occasion de s’immerger dans la réalité quotidienne d’un métier, ce qui est indispensable en particulier pour les jeunes en formation technologique.

• Assurer la représentation des apprentis

Nous proposons d’ouvrir la réflexion pour la mise en place d’une représentation des apprentis dans les instances de gouvernance (via les élections professionnelles). L’enjeu est de mieux appréhender les sujets et les problématiques récurrentes pour les apprentis, et de pouvoir y apporter les réponses les plus adaptées. L’âge de certains apprentis, non encore majeurs, constitue un frein à cette idée, mais on peut parfaitement imaginer des élections de représentants locaux avec des collèges représentatifs qui se réuniraient, débattraient et feraient remonter leurs préconisations aux chambres consulaires de niveau départemental puis régional. Nous créerons un Conseil régional des Jeunes où les apprentis auront une représentation.

• Assurer la mobilité des apprentis

Nous proposons d’établir la gratuité du TER pour les moins de 26 ans, pour ouvrir le TER aux familles, et permettre la mobilité des jeunes, notamment des apprentis, pour étudier puis pour chercher ou occuper un premier emploi.

Au sein du Rassemblement, notre ambition est de développer une vision de formation tout au long de la vie, indispensable à la transformation en profondeur de notre société et de notre économie. Nous nous battons sans relâche, pour qu’existe un continuum de formations, sans rupture et avec les passerelles nécessaires, afin de permettre à tous de se former et de s’intégrer dans les meilleures conditions possibles. Cela passe par la construction de filières de formation, du CAP au Master, y compris par la voie de l’apprentissage.

La formation doit être émancipatrice, volontariste, un levier pour le changement, où chacun peut faire évoluer sa vie et son parcours professionnel pour s’adapter à un monde en mouvement, sans être en situation de subir violemment les conséquences de ce changement. Ce qui est en jeu, c’est de faire, de produire, d’entreprendre autrement, en impliquant l’ensemble des salariés dans l’objet de l’entreprise.

L’apprentissage a une carte à jouer pour développer ce faire ensemble qui favorise l’association des individus, les échanges de pratiques, d’expériences, de compétences, la mutualisation des projets et des biens ainsi que le tissage de liens entre acteurs.

Persuadée que vous partagez ces valeurs et cette ambition, je suis à votre disposition pour poursuivre et développer nos échanges sur le sujet.

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement “Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire”

Lettre aux défenseurs des animaux

À l’occasion des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, les militants Nord-Pas de Calais Picardie d’Europe écologie Les Verts, du Parti de Gauche-Front de Gauche, de Nouvelle Donne, de la Nouvelle Gauche Socialiste et de plusieurs collectifs de citoyens, ont décidé de se rassembler pour construire une alternative citoyenne, écologiste et solidaire pour notre région.

Notre projet est construit par et pour les habitants de la nouvelle grande région.
10 forums participatifs ont été organisés, et ont permis de recueillir plus de 850 propositions à partir desquelles nous avons élaboré notre programme.
Cette lettre ouverte que nous vous adressons aujourd’hui nous donne l’occasion de détailler les propositions de notre programme.

• Nous suspendrons toute subvention aux fermes-usines et à l’élevage industriel :

Notre région Nord Pas de Calais – Picardie est marquée par une industrialisation de l’agriculture et notamment de l’élevage. Cette industrialisation s’accélère, avec le développement de fermes-usines qui, hier encore, n’existaient pas : l’usine des « 1000 vaches » à Drucat (Somme), la porcherie géante des « 3100 porcs » à Loueuse (Oise), le projet d’engraissement des « 1000 taurillons » à Landiflay (Aisne), le projet de ferme-usine des « 4500 porcs » d’Heuringhem (Pas de Calais), ou encore le projet des « 250 000 poules pondeuses » à Doullens (Somme).
Nous nous opposerons à tout projet d’implantation de ferme-usine sur le territoire de la région, en soutenant les mobilisations citoyennes et les recours juridiques.

• Nous encouragerons des formes d’élevage respectueuses du bien-être animal :

A rebours de la logique d’industrialisation de l’élevage, nous encouragerons les conversions des élevages vers des pratiques respectueuses des animaux, notamment en facilitant la reconversion professionnelle des éleveurs qui souhaitent conserver une activité agricole (hors ARP).

Nous accentuerons les efforts du Conseil régional pour la promotion du pâturage, en continuité avec l’actuel programme « Vivre l’Elevage en Picardie » qui sera étendu à toute la grande région. Nous mettrons en place un plan d’urgence pour le développement d’abattoirs mobiles dans la grande région et d’autres mesures nécessaires pour la réduction du transport d’animaux vivants.

De plus, dans le cadre du Plan Régional de l’Agriculture Durable et de la mise en œuvre d’un Plan Régional de développement de l’agriculture biologique, nous souhaitons passer de 1% à 10% de la surface agricole utile en bio en 2021. Nous soutiendrons plus fortement les projets de conversion d’agriculteurs conventionnels vers le bio, ainsi que la transmission des exploitations et l’installation de jeunes agriculteurs en bio (principalement par des actions de libération du foncier agricole en lien avec l’association Terre de Liens). Nous ferons évoluer les labels « Saveurs en Or » et « Terroirs de Picardie » vers du 100% régional et bio.

Enfin, nous favoriserons l’agriculture locale et paysanne en soutenant activement les AMAP, les épiceries solidaires et la vente directe, mais aussi en instaurant un critère « impact carbone » dans les marchés publics du Conseil régional pour favoriser l’approvisionnement local.

La Région doit défendre et promouvoir une juste rémunération du travail des agriculteurs et des éleveurs, soutenir l’offre de prix justes aux producteurs, restant accessibles pour les consommateurs.

• Nous instaurerons une alternative quotidienne végétarienne dans les cantines relevant de la Région :

Pour les régions, la mise en place d’une cantine scolaire est obligatoire et la collectivité est directement responsable de la restauration scolaire (article L214-6 du code de l’Education).

Dès que le cadre réglementaire national le permettra, nous instaurerons une alternative quotidienne végétarienne dans les cantines relevant de la Région. Pour assurer la mise en place de cette mesure, nous commencerons par établir :

• un repas végétarien hebdomadaire pour tout-e-s ;
• des outils tels que des chartes ou des guides des menus dans les cantines ;
• et enfin des formations du personnel de restauration à la cuisine végétarienne et aux bases de l’équilibre nutritionnel de l’alimentation végétarienne.

De plus, par la création d’une centrale publique d’achat régionale visant à regrouper les commandes des lycées, CFA et restaurants universitaires ou administratifs dépendants du Conseil régional, nous aurons pour objectif d’atteindre 50 % de bio local d’ici la fin du mandat dans les assiettes en accompagnant les producteurs bio ou en conversion.
En attendant l’instauration progressive de l’alternative quotidienne végétarienne, nous privilégierons notamment la consommation d’œufs et ovo-produits issus d’élevages bio et en plein air ; nous refuserons l’achat de produits contenant des OGM, ainsi que des poissons pêchés en eaux profondes ou encore les viandes issues d’animaux abattus sans étourdissement.

Enfin, nous accentuerons les actions de sensibilisation au bien-être animal ainsi qu’à la réduction des déchets alimentaires, notamment dans les cantines des lycées.

• Nous lutterons contre tout acte de violence envers les animaux

Nous souhaitons également ne pas soutenir de structures mettant en scène des actes de cruauté envers les animaux (exemples : cirques, gallodromes, Ch’ti Fox days, piégeages, etc).

Nous nous engageons à interdire la chasse le dimanche. Nous refusons de céder aux lobbies de la chasse comme d’autres candidats pour ces élections régionales.

• Nous développerons des modules de formation à la sensibilité animale :

Le Conseil régional adopte le schéma prévisionnel des formations des lycées et des établissements d’éducation spéciale, des lycées professionnels maritimes et des établissements d’enseignement agricole (art. L. 214-1 du Code de l’éducation).
Pour toutes les filières qui destinent les personnes à travailler directement ou indirectement avec des animaux, en particulier dans les lycées agricoles, nous prévoirons donc dans le cursus des modules de formation à la sensibilité animale et aux besoins spécifiques des espèces concernées.

Ainsi, dans les lycées agricoles, nous encouragerons les interventions des associations de défense des animaux afin que l’enseignement ne soit pas délivré uniquement par des ingénieurs et zootechniciens.

Pour les lycées hôteliers, nous proposerons des modules de formation à l’alimentation végétale et au lien entre « nutrition et climat » et « nutrition et santé », de gestion des déchets, de souci de l’origine des « produits ».

• Nous engagerons plusieurs actions de restauration de notre biodiversité régionale et notamment de la faune sauvage

Concernant directement la restauration de la faune sauvage, nous soutiendrons la réintroduction des espèces régionales disparues (comme le castor, la loutre et l’abeille noire) et des espèces en danger comme les pollinisateurs. Nous agirons, dans le cadre de nos compétences, pour favoriser une diminution drastique de l’usage des pesticides et l’utilisation des néonicotinoïdes, véritables poisons pour les insectes pollinisateurs comme pour l’homme.

De manière plus large que la seule restauration de la faune sauvage, nous engagerons la restauration de la biodiversité régionale, en soutenant la création d’un Parc naturel régional de la Baie de Somme Trois Vallées, ainsi que la création d’une Agence régionale de la biodiversité, conformément au Code de l’environnement qui prévoit que le Conseil régional peut décider du classement en Réserves naturelles régionales (art. L. 332-2-1) et impulse la création des Parcs naturels régionaux (art. L.333-1 du Code de l’environnement).

Nous accélèrerons le plan forêt régional, poursuivrons le développement de la trame verte et bleue (réservoirs et corridors de biodiversité), et sacraliserons les zones humides régionales. Nous lancerons un plan de reconquête écologique des espaces dégradés sur l’ensemble des friches industrielles de la grande région. Enfin, nous proposerons une gestion différenciée des espaces verts pour rétablir des couloirs écologiques en ville et nous ferons des lycées des îlots de nature en promouvant la création de potagers, l’installation de ruches et d’unités de compostage.

• Nous soutiendrons la conversion écologique de l’économie de la mer

Le Conseil régional étant compétent pour aménager et exploiter les ports maritimes de commerce et de pêche qui lui ont été transférés (loi n° 2004-809 du 13 août 2004), nous accompagnerons les artisans pêcheurs pour acquérir des navires moins polluants et plus économes via des opérations de leasing. De plus, nous soutiendrons l’aquaculture durable le long des côtes, notamment par la création de nurserie à poissons.

En conclusion, le Rassemblement citoyen, écologique et solidaire s’engage donc à favoriser la condition animale dans le cadre d’une approche globale, avec de multiples actions concrètes dans les différents champs de compétences du Conseil régional (alimentation,

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement “Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire”élevage, faune sauvage, pêche, formation professionnelle).