Les écolos et les présidentielles

Nos camarades mélenchonistes ont aimablement attiré notre attention sur les aléas d’un accord avec nos amis socialistes.
Si ça concerne les législatives, cela, à vrai dire, ne nous avait pas totalement échappé. Et ce n’est peut être pas étranger à notre volonté de présenter des candidats en parfaite autonomie sur la 7 et la 8.
A propos des législatives d’ailleurs, ce serait sympa que les mélenchonistes éclairent leurs éventuels électeurs sur l’état des négociations entre les communistes et les insoumis pur jus….
Mais affirmer que pour les présidentielles, Jean Luc MELENCHON est le candidat de l’écologie, et si on comprend bien, le seul et le vrai, c’est aller un peu vite en besogne.
Pas si vite camarades ! Ne tombez pas dans les travers hégémoniques des nouveaux convertis !
Après l’accord avec Yannick JADOT, Benoit HAMON est le candidat d’un rassemblement qui met l’écologie au cœur, qui est le point de départ d’une nouvelle espérance écologique, sociale, démocratique et européenne.
En votant Benoît HAMON, nous donnons sa chance à ce rassemblement, c’est un vote d’avenir qui pose les bases d’un futur désirable.

Nord Eclair du 16 avril 2017

Christian CARLIER et Tounès RAHIM, candidats sur la 8ème circonscription

Notre candidature est celle d’un territoire qui a besoin de faire entendre sa voix
dans les débats nationaux. Nous voulons faire entendre les problèmes de notre
circonscription, faire entendre les solutions qui s’y développent et qui peuvent
orienter les politiques nationales

 

Il serait facile de brosser un tableau très noir de la situation. Montée des périls environnementaux, désordres du monde, crise sociale, irruption d’une violence meurtrière et terrifiante, crise démocratique.

L’action politique est discréditée, le champ politique se décompose dans un tourbillon aux effets imprévisibles, les vents mauvais du populisme, du nationalisme, des replis identitaires soufflent.

Mais il y a heureusement du positif.
Les initiatives se multiplient en bas et elles fonctionnent. Elles témoignent que les valeurs de solidarité, d’humanité, d’égalité, de fraternité sont bien vivantes.
Les discours verdissent et les enjeux écologiques sont repris. Un changement profond est à l’œuvre, les idées cheminent, les solutions du passé sont périmées, il faut en inventer d’autres.
Et il y a des signes, certes fragiles, sans doute ambivalents, comme la participation aux meetings et manifestations, le regain des inscriptions sur les listes électorales, que beaucoup de citoyens, y compris les plus jeunes, ont un appétit pour le débat
démocratique et sont en demande de solutions politiques et donc collectives

Le désespoir n’est donc pas de mise et nous inscrivons délibérément notre
candidature dans une démarche positive. Ces élections doivent être un étape du
renouveau politique

L’élection législative est une élection nationale, le rôle des députés est de faire la loi et de contrôler l’action du gouvernement.
Pour bien des députés, ce poste n’est que trop souvent un moyen de renforcer leur pouvoir local.
A l’inverse, nous voulons consacrer ce mandat à porter les problèmes et les aspirations des populations de nos villes.
Ces élections législatives peuvent et doivent être une étape d’un renouveau et de la construction de la transition sociale, démocratique et écologique. C’est le sens de notre
présence dans cette élection.

Nous avons des propositions pour faire évoluer concrètement la législation et les
politiques nationales pour qu’elles soient au service de la transition sociale,
démocratique et écologique

Nos candidats aux élections législatives sur la 7ème circonscription

Titulaire : Karima CHOUIA

Karima Chouia habite à Hem, où elle se consacre pleinement à son mandat de conseillère municipale d’opposition.
À 39 ans, elle est cadre dans le domaine de l’action sociale, dans une collectivité territoriale.
Très sensible aux questions environnementales liées à la santé des habitants, son engagement et son parcours professionnel se tournent naturellement vers les personnes en situation de fragilité.
Bénévolement, elle fut présidente d’un club de jeunes, et a participé au travail d’une association de défense des droits humains.

« Aînée d’une fratrie de 3 enfants, j’ai toujours vécu à Hem.
Un papa ingénieur en mécanique textile ayant démarré son activité très jeune dans les usines textiles de Roubaix et une maman auxiliaire de puériculture au sein de la maternité d’une clinique privée à Croix, ma famille, comme beaucoup d’autres, a fait partie de celles qui ont vécu l’âge d’or du textile sur notre territoire.
Après une scolarité en élémentaire à Hem, j’ai poursuivi mes études au collège et au lycée à Roubaix, puis à l’université à l’UFR de Langues Etrangères Appliquées à Roubaix.
Après des expériences professionnelles au sein de centres sociaux (Hem, Marcq-en-Baroeul) , chez des particuliers ou de comités d’entreprises en marge de mes études, j’ai intégré la fonction publique à l’âge de 21 ans.
J’y ai évolué en passant les concours administratifs. Je suis aujourd’hui attachée territoriale. Mon coeur de métier est résolument tourné vers le domaine juridique. »

Suppléant : Ignace MOTTE

Retraité, 64 ans, Ignace MOTTE habite Wasquehal.
Ancien dirigeant de coopératives, c’est un militant expérimenté de l’économie sociale et solidaire.
Il a été élu conseiller municipal d’opposition entre 2008 et 2014 sur la liste Wasquehal Autrement et partie civile contre l’ancien maire dont les pratiques ont été condamnées.
Il appelle à un changement de comportement de tous les acteurs de la société, pour une coopération des citoyens avec un meilleur usage du patrimoine commun et le respect
de notre seule planète.

Cinquième de 8 enfants d’une famille d’industriel du textile Roubaisien, j’ai vécu à Hem jusqu’à mon mariage. Après des études de gestion et de comptabilité, j’ai fait mon service dans la coopération scolaire en Algérie où j’ai passé 16 mois.

J’ai vécu ensuite en Bretagne puis dans le Nord comme conseiller de gestion pour les SCOP, opérant ainsi un choix politique radical dans ma vision de l’acte d’entreprendre.

Dirigeant élu d’une coopérative d’imprimerie de 60 salariés associés, j’ai eu la mission passionnante de moderniser sans exclure dans un secteur en grande mutation technique où les métiers ont changé et la productivité a explosé. J’ai pratiqué dans mon entreprise le partage du temps de travail dès 1996, et nous avons 20 ans d’expérience dans le domaine.

Notre famille est installée à Wasquehal depuis 1990, nos 3 enfants sont allés au collège Calmette.

Elu au conseil municipal de Wasquehal en 2008 sur une belle liste citoyenne, nous avons tous alors subit la vindicte du maire que l’on empêchait de faire ses petites affaires et qui a refusé notre participation. La justice a dû passer. La vie politique de Wasquehal est maintenant recomposée pour un mandat autour de la droite et de la droite….

Je participe à la vie locale à travers plusieurs associations. Je trouve que se vivent des expériences formidables proches de nous, en France, en Europe, dans le Monde dont nous pouvons nous inspirer pour accompagner la transition.

Le travail, l’emploi, la formation, l’économie solidaire et l’entreprenariat social sont les sujets d’expertises sur lesquels je souhaiterais apporter ma vision et mon expérience.

Investir pour l’avenir, investir sur l’humain

Les statistiques de revenus et du chômage le disent : Roubaix est la plus pauvre des grandes villes de France. Ce n’est pas le cas du budget de la Ville de Roubaix, la faiblesse des rentrées d’impôts locaux est compensée par la Dotation de Solidarité Urbaine (37 millions d’euros) venant de l’État. Cette dotation de « solidarité » doit-elle être engloutie dans le budget pour la baisse d’impôts locaux de quelques uns ? Où aller à la résorption des inégalités, de la précarité et particulièrement à l’éducation et à la culture pour les enfants et les jeunes ? C’est le seul moyen de créer du développement humain durable, de l’autonomie et de la capacité d’agir. C’est la possibilité que Roubaix s’en sorte vraiment, par la richesse des talents et la diversité de tous ses enfants. Misons les moyens sur l’école, cultivons l’égalité des chances pour préparer l’avenir, créons de la confiance en la République, à la base…

Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir