Ensemble, agir au coeur de Roubaix

C’est bien sûr dans cette logique que nous avons proposé dès janvier http://www.nordeclair.fr/info-locale/roubaix-les-commerces-du-centre-ville-s-invitent-dans-la-ia50b12891n362765 , puis dans notre programme, l’organisation des assises en faveur du commerce, de l’artisanat, des marchés et de la consommation responsable.

Aujourd’hui, les décisions tombent sans concertation, les réalisations arrivent sans information, le développement se fait sans cohérence … Nous souhaitons la mise en œuvre d’un projet partagé par les différents acteurs de la ville. Et ce choix passe par une large écoute et une ouverture à toutes les propositions.

Ensemble, agir pour une offre diversifiée et attractive

Cellules commerciales fermées, rues abandonnées, et pourtant des loyers trop chers au regard de l’activité commerciale. L’offre d’aujourd’hui est rare et morcelée … les commerçants restants, restaurateurs ou spécialisés, sont isolés, sans lien entre leurs boutiques. Nous agirons en faveur d’un parcours commercial cohérent et attractif y compris en proposant des locaux à bas prix.

Le départ passé et futur de grandes sociétés, ainsi que d’établissements d’enseignement, pose aujourd’hui la question des friches tertiaires (Poste, Société Générale, IUT, IMDD) pour lesquelles il va falloir trouver des solutions. Nous travaillerons sur le plan local et à l’échelle de la métropole pour convaincre de nouvelles entreprises de s’implanter dans la ville. Nous pensons aussi que ces grands espaces pourront accueillir certains de nos grands projets (petites unités de fabrication et de recyclage textile, coopératives d’activités et d’emploi, complexe de la vie associative, pôle d’éducation populaire, recycleries) au service de l’activité du centre-ville.

Nous mettrons en place une monnaie locale pour inciter les roubaisiens à s’investir dans leur ville. Echangée contre des euros ou obtenue en rendant des services à la collectivité, elle permet de faire des achats dans les commerces partenaires de la ville ou de payer des activités de loisirs. Les euros collectés servent à financer des créations d’entreprises par le micro-crédit par exemple.

Ensemble, agir pour animer le coeur de ville

Le centre-ville s’est perdu, tiraillé entre des pôles forts (Piscine, Mac Arthur, Condition Publique, et bientôt le nouveau Campus …) qui n’arrivent pas à créer un flux dynamique et partagé. Nous souhaitons l’instauration d’une navette (hippomobile, énergie solaire ou électrique) qui pourrait relier rapidement ces pôles et créer l’occasion d’une découverte de la ville.

Les commerçants doivent redevenir les premiers animateurs de l’espace public. Nous voulons les soutenir par exemple en les incitant à investir nos rues et nos places pour redonner le sourire à notre ville. Cela passe par un geste municipal fort, comme la taxation des terrasses à un prix symbolique (1 euro) pour le temps nécessaire à réveiller notre ville. Pendant trop d’années, les restaurateurs ont subi à la fois les effets de la crise sur leur clientèle et le maintien d’une taxation lourde sur des terrasses souvent vides. Les assises seront d’ailleurs l’occasion de réfléchir à un aménagement permanent et cohérent de ces terrasses.

Nous pensons que la Grand Place ne doit pas devenir un parking, d’autant plus que cette idée ne fait pas consensus. Nous préférons lui redonner du sens en organisant des animations et installations plus régulières, en lien avec les autres pôles permanents d’animation : Médiathèque rénovée, théâtre Louis Loucheur, îlot Wattremez… Le marché du samedi doit être un repère hebdomadaire et s’associer à des animations d’envergure variées. Ce marché doit être élargi à de nouveaux commerçants non sédentaires et se déplacer sur la Grand Place pour devenir un beau et grand marché. Si nous voulons donner plus de poids au marché du Centre, cela ne se fera pas au détriment des autres. Les marchés contribuent au dynamisme de tous les quartiers et méritent tous d’être soutenus et développés.

Ensemble, agir pour fluidifier l’accès au centre-ville

Une réflexion sur les flux de circulation est indispensable. Les aménagements effectués il y a quelques années, sans concertation, dans le plan de circulation ont complexifié l’accès du centre-ville et délaissé des rues (Abreuvoir, Contour Saint-Martin, Rue du Curé). Les flux actuels entraînent les voitures vers l’extérieur de la ville. Avec l’appui d’une étude d’impact et les conclusions des assises, nous procéderons aux modifications de sens de circulation pour rendre son attractivité au centre-ville. Ces modifications s’articuleront avec l’offre de stationnement en proximité et dans un périmètre proche.

Le centre-ville donne l’impression globale d’être saturé de voitures. Nous avons pourtant de grandes possibilités de parkings qui sont sous-exploitées (900 places inutilisées en permanence). Ces parkings sont gérés en partie par Lille Métropole qui verse près de 400.000 € pour couvrir le déficit d’exploitation ! Le contribuable paye donc deux fois ces infrastructures … pour rien. Nous voulons ouvrir au maximum ces parkings, proposer la gratuité partout où c’est possible. Nous souhaitons amener tous les usagers longues durées (commerçants, professions libérales, salariés du quartier) à privilégier ces parkings pour libérer les places de rue.

Le problème du petit commerce est particulier, car de nombreux clients y viennent pour trouver un produit spécifique ou retirer simplement un achat. Dans l’attente d’une vie commerciale plus complète et dynamique, ils doivent avoir des solutions de parking court et gratuit. Le parking de la Poste, récemment transformé, ne semble pas encore avoir trouvé sa clientèle. Il faudra affiner ses règles pour le rendre plus attractif : information, accessibilité, gratuité plus longue. Nous sommes ouverts à toutes autres formes de solution (places «retrait de marchandises », zone bleue, parking d’appel à barrière, bornes automatiques), mais elles doivent se décider dans la concertation de tous les usagers du secteur : riverains, commerçants, professions libérales.

Alors ensemble, agissons pour redonner sa fierté au coeur de Roubaix !

Négociations La REDOUTE, ne pas se tromper de responsabilité…

Les négociations entre les repreneurs de La Redoute et les organisations syndicales sont dans une phase active, et ne soyons pas dupes, c’est le temps des pressions, des manœuvres et des menaces.

Il faut espérer que chacun fasse preuve de responsabilité pour assurer des conditions décentes aux salariés qui ont contribué à la richesse du groupe et pour garantir la pérennité de l’entreprise.

Il ne faut pas se tromper de responsabilité.

C’est Kering qui est responsable de l’état de La Redoute, c’est Kering qui a décidé de s’en séparer, c’est Kering qui dispose de moyens considérables.

Et les repreneurs, proches de Kering, ont la responsabilité de démontrer la viabilité de leur projet et celle de négocier un plan social dont, faut il rappeler cette évidence, les salariés sont en dernier ressort victimes et non bénéficiaires.

Les effets d’annonce sur un soi disant « jamais vu » du montant des mesures sociales proposées ne peuvent pas remplacer un chiffrage précis démontrant que cela prend en compte les demandes légitimes des salariés.

La cession et la sortie de Kering représentent pour l’entreprise et ses salariés un risque considérable, sa restructuration est un drame social.

La moindre des choses est que les salariés et leurs organisations syndicales disposent de garanties solides et précises.

Ils ont notre soutien et notre solidarité.

16 Mars 2014

Avec votre soutien, nous avons le pouvoir d’agir…

slimane photo affiche sans logosRoubaix est confrontée à de nombreux défis.
Pourtant depuis 6 ans, trop peu de choses ont été réalisées pour assurer les services publics de base (propreté, sécurité), développer l’économie locale et le commerce, la démocratie locale. Continuer dans cette voie, c’est poursuivre le déclin de notre ville et l’aggravation des inégalités pour ses habitants.
Avec l’équipe que je conduis, nous voulons remettre la mairie au service des habitants, faire en sorte que chaque mairie de quartier soit le pilier du service public de proximité et d’une démocratie locale vivante. Nous voulons gagner la bataille de la propreté, améliorer le cadre de vie et la sécurité dans tous les quartiers.
Deuxième ville de la région, Roubaix est pourtant oubliée. Elle ne bénéficie pas de l’attention qu’elle mérite dans la métropole.
Par votre soutien massif, vous enverrez un signal fort d’exigence de justice.
Nous ferons respecter les Roubaisiens en exigeant un soutien financier plus important par la communauté urbaine de Lille, pour les grands équipements comme le Parc Barbieux, le musée la Piscine, et en maintenant les universités comme l’IUT TC dans le Campus Gare.
Nous ferons respecter les Roubaisiens en exigeant des moyens métropolitains et européens pour l’emploi, l’insertion, la culture, l’aménagement urbain, la nature en ville, le logement et les énergies renouvelables, essentiels à la transition écologique.
Nous avons une jeunesse extraordinaire, qui veut travailler et choisir sa vie. Une jeunesse pleine de talents et des habitants qui ont des qualités de coeur, de générosité, et d’engagement formidables.
Nous parions sur leur créativité, leur volonté d’entreprendre, dans tous les domaines.
Nous voulons investir dans la réussite scolaire, l’épanouissement de notre jeunesse.
Nous voulons faire de la diversité des talents, des cultures, des langues, une force au service du développement de notre ville.
Nous voulons faire de Roubaix une ville qui investit dans l’humain, mise sur les innovateurs, les créateurs et les créatifs.
Depuis plusieurs mois, j’ai organisé des rencontres avec les citoyens, les militants associatifs,les entrepreneurs. Ensemble, nous avons partagé des constats et une vision de ce que pourrait être notre ville. Les fruits de ces échanges ont alimenté et enrichi nos propositions.
Les 23 et 30 mars 2014, vous avez le pouvoir démocratique de choisir le destin de Roubaix.
Slimane Tir