Le vélo au quotidien

L e 15 juillet, Roubaix sera la ville d’arrivée d’une étape du Tour de France. Avec Paris-Roubaix et ses deux vélodromes, Roubaix en marche pour être la capitale du vélo, sport spectacle ? Mais qu’en est-il du vélo comme mode de déplacement à part entière, sûr et confortable pour tous ?

Un exemple récent :après de coûteux travaux, la rue du Maréchal Foch vient d’être remise en double sens pour favoriser la circulation automobile. Et ce, sans aucun dispositif facilitant justement la sécurité et le confort des cyclistes. Une belle occasion de perdue, et pour longtemps ! Alors que selon un Schéma Directeur Vélo adopté par délibération en janvier 2016, cette rue devait être incluse dans un itinéraire structurant avec une piste cyclable.

Cherchez l’erreur ! Et ailleurs, des stations V’lille sont menacées. Roubaix, encore un (gros) effort pour être la capitale du vélo au quotidien ! Pour cela, la mobilisation des citoyens cyclistes est essentielle.

Christian Carlier, Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

Roubaix XXL – Mars 2018

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ROUBAIX SOLIDAIRE

E n ce début d’année 2018, nous présentons aux Roubaisiennes et aux Roubaisiens, nos meilleurs voeux. Que cette année soit une année de paix, de justice et de fraternité. Nos
pensées vont en premier lieu aux personnes les plus démunies, les personnes privées d’emplois qui ont souvent du mal à boucler leur fin de mois. La discrimination est un fléau qui touche encore les jeunes et moins jeunes dans l’accès à l’emploi. L’emploi, la mise à l’emploi de TOUS les Roubaisiens, doit être la priorité de notre ville.

Pour nous, écologistes, l’idéal est de produire et de commercer  en privilégiant les produits locaux, en réduisant l’impact sur l’environnement, en redynamisant une économie et des emplois de proximité non délocalisables, en misant sur la jeunesse roubaisienne qui est notre richesse. La lutte contre le chômage doit être une opportunité de valorisation des talents, des
Roubaisiens(ne)s pour qu’ils deviennent le levier du renouveau économique et social de notre ville.

Tounès Rahim, Christian Carlier, Myriam Cau, Slimane Tir
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

Roubaix XXL – Février 2018

EN 2018, il va falloir résister et préserver le tissu associatif

Nous ne savons pas ce qu’il adviendra des emplois aidés qui remplissaient d’utiles missions dans les associations ou dans les écoles.

Ces emplois dénigrés parce que précaires ne seront pas remplacés par de vrais emplois, les personnes concernées se sont vu proposer en remplacement : rien. Même pas une formation. Elles sont retournées à leurs difficultés ou leur isolement. Une sorte de double peine. Nous demandons à ce qu’ils soient remplacés par des emplois associatifs et que la municipalité intègre statutairement ceux qui étaient au service des Roubaisiens.

Nous sommes inquiets de la destruction du tissu associatif par la baisse ou l’arrêt des subventions des collectivités et de la Région. Le dialogue associatif se dégrade avec les pouvoirs publics dans la start-up nation.

En 2018, notre volonté d’agir sera tournée vers les Roubaisiens•nes et ceux qui n’abandonnent pas l’idée d’une société civile utile, active et qui n’est pas aux ordres.

Myriam Cau, Tounès Rahim, Christian Carlier, Slimane Tir
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

Roubaix XXL – Janvier 2018

 

La baisse des APL

La logique budgétaire de l’État, au travers de la baisse des APL, produit une forme de solidarité inversée,

  • entre locataires, pénalisant les moins modestes, au risque de détruire définitivement toute mixité sociale.
  • Entre organismes, car elle touche moins ceux qui remplissent faiblement leur mission sociale. Les arbitrages budgétaires annoncés par les bailleurs pour équilibrer leurs comptes, risquent de se faire au détriment de l’entretien, des réhabilitations pourtant nécessaires et de la construction qui reste toujours insuffisante, face à la crise.

Les personnes les plus vulnérables seront le plus durement touchées par une mesure d’austérité, qui très vite détruira nombre d’emplois dans les activités du bâtiment.

Ni socialement juste, ni économiquement efficace, cette mesure est écologiquement contreproductive, en compromettant nos engagements de lutte contre le réchauffement climatique.

Slimane Tir, Myriam Cau, Tounès Rahim, Christian Carlier
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

RoubaixXXL – Décembre 2017

Les contrats aidés

La brutale annonce par le gouvernement du président MACRON de la réduction massive des emplois aidés et cela sans concertation et sans évaluation partagée de leur utilité a sidéré. Roubaix est durement touché. Le délicat travail pour l’accès à l’emploi de ceux qui en sont le plus éloignés est massacré, les titulaires de ces emplois seront renvoyés au chômage.
Les associations roubaisiennes qui les emploient vont perdre des moyens, des actions socialement utiles arrêtées. Il faut préserver ces emplois dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville.
Les députés du secteur doivent rendre compte de leur action pour supprimer cette mesure de la Loi de Finances 2018.
Mais il faut aussi que la municipalité n’aggrave pas le mal. Elle doit au minimum maintenir en 2018 les subventions aux associations et clubs sportifs. Elle doit examiner la situation des associations en difficulté suite aux baisses déjà enregistrées ou au retrait sur les contrats de ville.

Christian Carlier, Myriam Cau, Slimane Tir, Tounès Rahim
pour le groupe “Ensemble, le pouvoir d’agir”

RoubaixXXL – Novembre 2017

Délibération 287 Stratégie Ville Nourricière

L’étude commandée par la ville et rendue par le cabinet Auxilia est très intéressante et complète.
Des questions restent cependant ouvertes, que nous n’avons pas pu poser en commission, de nombreux schémas notamment restent difficiles à interpréter sans explication. Je voudrai donc d’abord vous demander, s’il serait possible d’en avoir une version rédigée ou plus explicative. D’ailleurs, au vu de l’intérêt de ce sujet pour tous les roubaisiens ce serait bien de le rendre accessible en ligne sur le site de la Ville.
Sur le fond, nous soutenons la stratégie de ville nourricière.
Avec ce travail, Roubaix se situe aujourd’hui dans la lignée des villes qui, comme Rennes, Albi, Ungersheim ou Grande Synthe, travaillent sur la question de l’autonomie alimentaire. Paris également a beaucoup avancé à travers sa dynamique de Ville résilientecar très sensible aux risques et aléas liés à l’approvisionnement alimentaire. Il est acquis qu’en cas de rupture d’approvisionnement les réserves alimentaires des villes permettent de ne tenir que quelques jours, 3 jours à Paris par ex.
Faire de Roubaix une ville nourricière et fertile est un bel objectif, un premier pas sur une trajectoire qui devrait viser à sécuriser notre autonomie alimentaire et à améliorer le bien-être des roubaisiens.
C’est aussi un beau défi eu égard aux enjeux de précarité sociale mais aussi aux contraintes liées à la densité urbaine et aux séquelles industrielles laissées à notre ville.
Une forte attention semble avoir été portée à la question de la pollution des sols, un travail essentiel dont on voit bien qu’il n’existe pas de solution miracle, mais un principe de précaution dont il faut positionner le curseur. La population n’a pas ce réflexe, ce qui ne se voit pas reste difficile à appréhender. Nous souhaitons que ce travail soit poursuivi plus largement, en termes de suivi des solutions retenues selon les pollutions constatées, de recherche de procédés innovants, et aussi en termes de sensibilisation de la population.
L’objectif concret de la stratégie ville nourricière vise à nourrir 10% de la population avec au moins 50% de production locale.
Au-delà, nous aimerions que vous envisagiez la proposition d’associer les familles disposant d’un jardin ou d’une cour pour les inclure à cette dynamique, afin de démultiplier l’autoconsommation par les familleset une meilleure qualification des jardiniers amateurs.
D’autres part, il serait intéressant d’avoir des objectifs plus précis qui soient ambitieux pour les cantines scolaires en production locale mais aussi plus globalement en bio.
L’étude mentionne de nombreux objectifs positifs attendus de ce travail, je voudrai en souligner un parmi d’autres qui consiste à augmenter la présence de nature et de végétal en ville.
La politique de récupération foncière pour des usages agricoles urbains doit être une priorité, tant l’amélioration des fonctions et des ambiances urbaines peut être améliorée. Le cas du délaissés urbains, situé à l’angle Lannoy St Hubert est un bel exemple que vous avez retenu mais il serait bien de prioriser les espaces liés aux ensembles HLM qui n’ont pas souvent de vocation bien définie et peu de qualité, et d’impliquer les bailleurs à cela.
Enfin je voudrai vous inciter à aller plus loin avec 2 propositions :
imaginer ce qui pourrait être fait au Parc des Sports de Roubaix, qui a complétement été déshabillé de sa belle végétation et pourrait retrouver sa qualité perdue avec des fruitiers et des cultures sur certains espaces
avoir l’ambition d’équiper de parties jardin et fruitiers toutes les écoles collèges lycées de Roubaix, les études conduites par la MEL sur les ilôts de chaleur en ville montrent que les cours d’école sont les lieux les plus inhospitaliers de toute la ville. On pourrait donc y mêler sensibilisation à l’alimentation et confort des enfants.
Enfin je souhaite souligner que cette stratégie de ville nourricière intégrée ne prendra vraiment son sens à terme que si on la replace dans une stratégie territoriale plus large. Produire en Ville est une étape essentielle, mais il faut réinscrire la ville dans ses liens avec le territoire agricole proche, inclure la couronne périurbaine pour développer des circuits courts d’approvisionnement. C’est ce qu’a fait par exemple la Ville de Grande-Synthe 20 000 hab qui réussit à offrir du 100% bio dans ses cantines scolaires. A ce titre, une dynamique de la métropole européenne de Lille doit être recherché pour avoir un impact significatif. Je ne vois d’ailleurs pas de demande de financement MEL dans les intentions de la délibération.
Aujourd’hui pour les grandes villes, le métabolisme alimentaire est absurde, on ne consomme en moyenne en France que 2% de production locale, pour l’aire urbaine de Lille, c’est 3,16%.
97% de notre production locale est exportée et nous importons 98% de ce que nous consommons. Ainsi pour parvenir dans notre assiette, un produit met entre 1500 et 3000 km. Le potentiel agricole des 100 premières grandes agglomérations est de pouvoir nourrir la population à 54%. Nos marges de progrès sont donc énormes, ce chantier a du sens pour contrer les déséquilibres écologiques de notre mode de vie et sécuriser l’approvisionnement alimentaire de nos Villes.
Nous vous encourageons Mr le Maire, Vice-Président de la MEL et du Conseil Régional, à user de votre influence pour cela.
Je voudrai dire à Mr Garcin sans esprit de polémique que le rapport annuel de développement durable indigent qui été présenté au Conseil de par la Loi en fin d’année, ne rend pas honneur au travail réalisé et c’est dommage. Nous attendons pour le suivant qu’il soit pris au sérieux pour donner une vision d’ensemble de ce que la Ville entreprend, c’est de votre intérêt comme de celui du porté à connaissance démocratique.
Nous allons voter avec plaisir cette délibération, vous pourrez compter sur appui pour ce beau chantier.

Myriam CAU

Délibération 280 : cimetière

Je dois vous avouer que nous sommes un peu mal à l’aise avec cette délibération. Nous comprenons bien qu’il y a un impératif de bonne gestion et d’entretien, mais passer aux enchères sur le Web des chapelles funéraires qui ont abrité des défunts, comme on se dessaisit d’un véhicule c’est bizarre.
Il y a une dimension spirituelle à la mort par-delà toutes les cultures et religions qu’il est délicat de mettre aux enchères. Pour autant, nous ne voulons pas nous y opposer mais nous préférerons nous abstenir.

Par contre je voudrai revenir sur ce qui a suscité des réactions d’incompréhension et l’action de citoyens quant à la présence d’herbes sauvages dans le cimetière, laissant croire à un défaut d’entretien. Il n’est pas dans mon propos de juger les causes qui ont amené à cette situation.
Pour parer au plus pressé, la ville a décidé de revenir à l’emploi de produits phytosanitaires, temporairement avez-vous dit.
Je souhaite vous interpeller sur ce point, il y a d’autres solutions que de mettre du poison dans le sol à travers des herbicides, et de nombreuses autres villes dont Lille n’y ont pas recours dans leur cimetière tout en conservant une allure tout à fait satisfaisante pour les usagers.
Il y a des efforts faits sur Roubaix pour la biodiversité, des jardins écologiques, de nombreuses ruches… c’est le sens de la vie. Les herbicides empoisonnent le sol et quand ils sont lessivés ils empoisonnent notre eau. On les retrouve partout y compris dans la structure de nos cheveux. Pour les morts à part le respect, on ne peut plus grand chose mais pour le vivant on doit bien agir.
Merci donc de bien vouloir rendre les allées du cimetière 100% naturelles, d’y laisser pousser la végétation y compris sur les stabilisé en tondant très régulièrement pour créer un gazon végétal naturel. Elles garderont leur usage avec une transformation à moindre frais ? pour les coins inaccessibles, la petite débroussailleuse à fil et chaque fois que possible des plantes couvre-sols, des broyats d’écorce et pour les bas de murs le fleurissement d’espèces adaptées. Notre cimetière sans paraître à l’abandon peut devenir une zone verte paisible et propice au recueillement. L’ensemble du cimetière peut contribuer à la qualité écologique de la ville, en être un poumon respiratoire.
C’est un renoncement de revenir aux produits dont on connait les méfaits cancérigènes malgré l’intense campagne de désinformation scientifique conduite

Myriam CAU